Marchés boursiers - Trois jours de hausse pour le TSX
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La Bourse de Toronto a terminé en forte hausse, hier, pour une troisième séance consécutive, quand des données sur le marché de l'emploi aux États-Unis ont permis de croire qu'il lui est peut-être encore possible d'éviter une récession.
«Si on en croit les données sur le travail, on dirait qu'on prépare quelque chose de pire que l'atterrissage en douceur de 1996, qui a été passablement inconfortable en bout de compte. Mais ce n'est jamais aussi grave que la récession de 2001, a estimé l'analyste John Johnston, de RBC Dominion Securities. Nous nous trouvons donc soit dans un atterrissage très peu en douceur, soit dans une récession vraiment très modeste.»
L'indice S&P/TSX a augmenté de 214,47 points, à 14 280,28, surtout grâce aux secteurs énergétique et financier, pour une progression de 176,41 points -- ou 1,3 % -- depuis le début de la semaine. Le dollar canadien est demeuré inchangé à 98,11 ¢US.
Le cours du baril de pétrole a récupéré une bonne partie du terrain perdu depuis quelques jours, terminant en hausse de 3,80 $US, à 116,32 $US.
À New York
Au Sud, après un mois d'avril positif, la Bourse de New York espère voir son printemps s'installer la semaine prochaine à la faveur d'un calendrier léger en publications macroéconomique et d'entreprises.
La semaine qui vient de s'écouler «a été très déterminante. Elle a marqué le début d'un changement de psychologie chez les investisseurs et les économistes», explique Marc Pado, stratège chez le courtier Cantor Fitzgerald. De pessimiste sur l'état de l'économie américaine, Wall Street est devenue neutre, estime M. Pado. «Les investisseurs sont dans une phase de transition», affirme-t-il.
En indiquant tacitement que la baisse mercredi de 0,25 point, à 2 %, de son taux d'intérêt principal pourrait augurer d'une pause monétaire, la banque centrale (Fed) a pris à revers les Cassandre. D'autant que le PIB a progressé mieux que prévu au premier trimestre, que l'emploi s'est dégradé à un rythme moins soutenu qu'attendu en avril, que le taux de chômage a baissé et que le dollar s'est redressé, repassant à 1,54 $US pour un euro.
«Le scénario catastrophe a été écarté», estime Rich Peterson, analyste chez Thomson Financial.
La première place financière du monde a ainsi connu «son meilleur mois d'avril depuis quatre ans», souligne M. Pado. L'indice-vedette Dow Jones a progressé de 4,5 %, l'indice Nasdaq à forte composante technologique de 5,9 %, et le S&P 500, plus large donc plus représentatif, de 4,8 %. C'est également le meilleur mois des trois indices depuis octobre 2007
Leur évolution hebdomadaire a aussi été nette. Le Dow Jones a par exemple clôturé pour la première fois au-dessus du seuil des 13 000 points pour la première fois depuis le 3 janvier, à 13 058,20 points (+1,3 %). Le Nasdaq a quant à lui engrangé 2,2 %, à 2476,99 points et le S&P 500 1,1 %, à 1413,90 points.
«La question à laquelle doit répondre Wall Street la semaine prochaine est de savoir si elle peut conserver ses gains. Comment va-t-elle digérer la forte hausse des récentes séances?», estime Rich Peterson.

