Habib Koité en spectacle - La gueule du crocodile
Mots clés : Habib Koité, Culture, Musique, Montréal, Mali (pays)

Très fluide et mélodique, sa musique intègre le caractère intimiste des petits instruments peuhls, les percussions plus grosses des Bambaras ou des Khassonkés. À la guitare, il peut rappeler des instruments traditionnels comme la kora ou ceux de la famille n'goni. «Il est important de maintenir l'intérêt des jeunes pour la tradition de même que pour certains instruments qui tendent à disparaître», explique le rassembleur.
Dans Afriki, le plus récent disque qu'il a fait paraître en automne dernier, il fait découvrir un groupe d'une douzaine de musiciens qui soufflent dans les cornes d'antilopes. Dans une pièce, il intègre pour la première fois un choeur de femmes. «Je les voulais griottes, avec des voix rauques comme celles qui chantent toute la journée sans micro.»
Afriki vaut l'écoute: pièces doucement rythmées ou plus syncopées, cuivres aux accents vaguement latinos, voix tribales, hommage bluesé à Ali Farka Touré, transposition de rythmes khassonkés à la batterie et ce message qui porte le disque. «Je dis qu'en Afrique, on ne doit pas s'arrêter au fatalisme, mais se mettre au travail. Personne ne le fera à notre place. Il faut aussi trouver une solution pour redonner espoir à notre jeunesse, qui est complètement désespérée. La musique peut dire tout ça.»
Collaborateur du Devoir
Au National le dimanche 4 mai à 20h30
Renseignements: 514 790-1245
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