Branle-bas de combat !
Mots clés : ecopelouse, ormes, jardins, Québec (province)

Destiné à accueillir le jardinier cette année, le hamac, d'ailleurs surnommé «branle» ou «bransle», a été soigneusement choisi chez Esperanza Namendi, qui dirige un atelier de hamacs depuis 1973, au Mercado Nuevo de Masaya, au Nicaragua. J'imagine la tête des marins de la flotte de Christophe Colomb, en 1492, lorsqu'ils ont essayé pour la première fois les hamaka, cette astucieuse couche des Amérindiens d'Amérique centrale. Cette technique de couchage a rapidement gagné les navires.
Au XVIIe siècle, les branles désignaient les hamacs qui faisaient office de lits pour les marins. Le «branle-bas» correspondait donc à un signal émis sur le navire le matin, à la suite duquel chacun devait décrocher son hamac et nettoyer le bateau.
Quant au «branle-bas de combat», c'était le signal émis lorsque le bateau était sur le point de subir une attaque. Les marins devaient alors décrocher leur couchage pour avoir plus de place lors de la bataille. Par la suite, on a commencé à employer cette expression au sens figuré, symbolisant alors un remue-ménage, une agitation désorganisée.
Une agitation désorganisée... Pour éviter cela et son impact négatif sur la vie de notre jardin, voilà pourquoi le hamac prédispose à ce slogan: «penser avant d'agir».
Bref, il ne vous sera pas nécessaire de vous rendre au Nicaragua pour savourer l'art du farniente. Communiquez avec Yves Nantel, de la firme Exoconfort: yves@exoconfort.com ou tél: (450) 712-8563.
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Vous aimeriez que je traite d'un sujet en particulier? Vous désirez que je réponde à votre question? Vous acceptez que le jardinier prenne son temps? Écrivez-moi: jeanclaudevigor@videotron.ca.
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Pour votre bibliothèque
Depuis quelques années, la pelouse a mauvaise presse auprès d'une partie de la population. En remettant en cause l'utilisation des pesticides, des engrais et de l'eau, de nombreux jardiniers remettent aussi en question les bienfaits de la pelouse. Faisant preuve d'esprit d'innovation, Micheline Lévesque démontre que ce n'est pas la pelouse qui pose problème mais bien la manière dont on la cultive. En effet, ce sont les façons dont on établit et cultive le gazon grand prestige, la pelouse industrielle et, dans une moindre mesure, la pelouse sans pesticides qui sont responsables des pollutions.
Forte de ces constats, Micheline Lévesque propose un nouveau type de gestion de la pelouse: l'écopelouse. Sans pesticides, sans engrais de synthèse et économique en eau, cette nouvelle classe de tapis vert est vraiment écologique et d'entretien facile.
Voici un livre clair, abondamment illustré, facile d'utilisation, riche en renseignements pratiques et concrets. Bref, un livre qui m'a permis de me réconcilier avec ma pelouse...
Je vous conseille ce livre puisqu'il vous permettra de bien choisir le type de pelouse que vous désirez tout en minimisant son empreinte écologique.
Micheline Lévesque est agronome et oeuvre depuis plus de 25 ans en tant qu'experte-conseil en horticulture ornementale et en agronomie. Lauréate d'un Phénix de l'environnement, elle est l'auteure du Guide complet des pesticides à faible impact et autres solutions naturelles.
Elle dirige actuellement la firme Solutions alternatives Environnement (SAE), qui offre son soutien aux municipalités, aux entreprises et aux institutions désireuses de prendre un virage environnemental en horticulture.
L'Écopelouse
Pour une pelouse vraiment écologique
Micheline Lévesque
Bertrand Dumont éditeur,
Collection «Bouquins verts»
192 pages en couleurs, 2008, 25,95 $
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Quelques conseils pour une écopelouse
- Vous pouvez faire la première tonte à une hauteur de cinq centimètres afin de stimuler la croissance des graminées. Mais attention: la première coupe seulement. Par la suite, ajustez la lame à huit centimètres.
- Faites affûter la lame toutes les 25 heures. Des coupes plus nettes donnent une belle apparence, plus de résistance aux maladies et une meilleure cicatrisation.
- Tondez par temps sec et changez votre parcours de tonte chaque fois afin que les rognures ne s'accumulent pas au même endroit.
- Laissez les rognures sur le gazon. Les micro-organismes vont s'en charger. La tondeuse-broyeuse est la plus efficace. Plus les rognures sont petites, meilleures est la décomposition.
- Tondez souvent au printemps afin de ne jamais enlever plus du tiers de la hauteur de l'herbe à la fois. Coupez dès que les brins d'herbe ont atteint plus de dix centimètres.
- Arrosez s'il y a vraiment urgence. Une pelouse jaunie après une période de sécheresse va reverdir. Toutefois, évitez alors le piétinement.
- Aérez le sol s'il s'est compacté. L'aération consiste à faire des trous dans la pelouse à l'aide d'un appareil qui extrait de petites carottes de terre. Si vous n'êtes pas capable d'enfoncer facilement un crayon dans la terre, une aération du sol est souhaitable.
- Terreautez avec du compost à raison d'environ cinq kilos par section de dix mètres carrés. Utilisez un râteau à feuilles rigide afin de bien faire pénétrer. Les brins d'herbe doivent réapparaître.
- Un site intéressant et instructif pour choisir et entretenir votre gazon: www.gloco.ca. Aussi, le site de l'Association des producteurs de gazon du Québec: www.gazoncultive.qc.ca.
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Que reviennent les ormes
L'automne dernier, la Commission de la capitale nationale du Québec a procédé à la plantation de deux ormes dans le parc du Bois-de-Coulonge et sur la promenade Samuel-de-Champlain, à Québec. Ces arbres superbes ont été offerts à la Commission par Vincent Koheric dans le cadre du 400e anniversaire de Québec.
L'orme Ulmus Americana «American Liberty», qui a vu le jour en 1991 au New Hampshire, a été développé au Elm Research Institute, une organisation sans but lucratif qui se spécialise dans la lutte contre la maladie hollandaise de l'orme. Il mesure maintenant plus de six mètres de hauteur, mais il atteindra un jour les 30 mètres, et espérons qu'il vivra plus de 250 ans.
La Ville de Québec a aussi planté de nombreux ormes d'un autre cultivar résistant à cette maladie, nommé Accolade. L'orme est l'arbre emblème de la capitale: on en compte plus de 15 000 sur les terrains publics et privés de la zone urbaine de Québec.
La graphiose, ou maladie hollandaise de l'orme, a frappé les ormes dans tout l'hémisphère nord à partir de 1925. La Ville de Paris, qui en comptait 30 000 avant l'épidémie, n'en dénombre actuellement que 1000 tout au plus. Cependant, grâce aux travaux des chercheurs, plusieurs cultivars sont élevés dans les pépinières du Québec et sont disponibles dans les centres de jardinage.
L'Ulmus Japonica x wilsoniana «Accolade» est un hybride rustique en zone 4 qui présente une bonne résistance à la maladie hollandaise de l'orme et à la galéruque de l'orme. C'est le cultivar le plus semblable à l'orme américain. Sa cime aux grandes branches arquées est gracieusement évasée, ses feuilles lustrées sont vert foncé en été et d'une belle couleur jaune l'automne. Bref, il s'agit d'un bel et très bon arbre urbain.
Vous trouverez aussi l'Ulmus hyb. «Pioneer», l'Ulmus hyb. «Homestead» et un de mes chouchous, l'Ulmus davidiana var. japonica «Discovery», développé au Manitoba par Rick Durand (Prairie Shade Consulting Services), à qui on doit aussi Acer ginnala x tatarica «Ventura» et Acer saccharinum «Silver Cloud». L'orme «Discovery», qui a une belle forme en vase érigé, est très rustique et vigoureux. Zone 3.
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La semaine du jardinier
- Samedi 3 mai, Saint-Philippe et Saint-Jacques. En plus du hamac, voici quelques noms d'outils de jardinier à glisser dans une conversation: échardonnoir, échenilloir, bêchoir, ratissoire, émondoir, ébranchoir, sarcloir, sillonneur, cultivateur, croissant, goyard, vouge, gouje, houette, serfouette, binette, grelinette, entre autres.
- Dimanche 4 mai, Saint-Sylvain. Aujourd'hui en après-midi et demain matin jusqu'à 11h, la lune, à son périgée, n'est pas favorable aux travaux de jardinage. Tiens tiens, voilà donc le moment idéal pour installer son hamac!
- Lundi 5 mai, Sainte-Judith. Cet après-midi, ce soir et demain toute la journée, la lune est favorable à la plantation d'arbres (calendrier lunaire Stella Natura, Kimberton Hills, chez Biosfaire Montréal). Plusieurs centres de jardinage offrent des arbres de format enviable. Voilà une bonne formule afin de créer rapidement un environnement agréable. Mais leurs prix en valent-ils la chandelle? Oui, car après avoir passé de nombreuses années dans une pépinière, un arbre de 50 mm de diamètre a reçu des soins et une taille de calibre professionnel. Consultez l'excellent site de la pépinière Jasmin (www.jardinjasmin.com) et cliquez sur «arbres de gros calibre».
- Mardi 6 mai, Sainte-Prudence et Saint-Jean Porte Latine. De nombreux bouleaux blancs, comme le bouleau pleureur «Youngii», souffrent ou sont morts à la suite de nombreuses attaques parasitaires. Optez pour un bouleau noir, le Betula nigra «Summer Cascade». Quoique plus petit, il offre un port unique avec ses branches gracieusement arquées et pendantes. En plus de fournir un point d'intérêt remarquable, il s'adapte facilement à toutes les situations. Son feuillage est jaune à l'automne. Hauteur: six mètres. Largeur: de quatre à cinq mètres. Résistant aux maladies. Zone 3.
- Mercredi 7 mai, Sainte-Gisèle. Si vous habitez en zone 5 avec une bonne protection contre le vent, voici un arbre magnifique pour le soleil ou la mi-ombre, le Cercidiphyllum japonicum. Plus ou moins large et au tronc court, ce petit arbre (dix mètres) au port érigé a un feuillage dense. Sa coloration automnale va du jaune à l'oranger abricot et ses feuilles dégagent un parfum de caramel. Poussant dans un sol humide mais bien drainé, il ne nécessite aucune taille.
- Jeudi 8 mai, victoire alliée en Europe, 1945. Assez nouveau au Québec mais rarement disponible (même si on le cultive chez Québec Multiplant), voici un cultivar du Cercidiphyllum japonicum «Red Fox» ou plus souvent «Rotfuchs», remarquable par ses nouvelles pousses rouge foncé. De forme plutôt colonnaire, ce petit arbre a un feuillage pourpre au débourrement qui devient vert au fil de la saison. Dimensions: quatre mètres sur huit. Pour le voir: www.wyevale.co.uk/Cercidiphyllum+japonicum+rotfuchs.
- Vendredi 9 mai, Saint-Pacôme. Lorsque vous achetez des arbres ou des arbustes à fruits, assurez-vous de connaître la fertilité des fleurs. En effet, la pollinisation dite croisée est souvent nécessaire, même pour une plante partiellement autofertile. On comprend l'importance de bien s'informer afin de ne pas faire chou blanc...
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