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Bizarre cet urgent besoin d'élections de votre part.

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Max Roujeon (maxroujeon@videotron.ca)
Envoyé Le vendredi 02 mai 2008 16:00



1) Ça serait-y pas que Madame Marois vous aurait dit de brasser la cage vu que, selon toute apparence, elle ne peut qu'améliorer sa position et passer de chef de tiers parti à leader de l'opposition officielle?
Vu sa grande modestie, je n'en serais pas trop surpris. Alors allez-y, appelez aux urnes et souvenez-vous de l'arroseur arrosé. Le PQ pourrait se retrouver comme ...l'Union Nationale. Ça ne prévient pas ce genre de truc.
2) Pour me joindre aux préoccupations du groupe (dont j'ai lu les extraits) et faire écho, je dirai que changer pour changer (si jamais changement il devait y avoir), autant garder ce qu'on a, même si ça vaut pas un pet de lapin.
Au moins ça n'allonge pas la liste du «payroll», on perd assez d'argent comme ça.
S'il y a un jour un gouvernement prêt à ne pas payer les entreprises pour qu'elles s'installent chez nous, mais au contraire, à les faire payer, alors je serai le premier à vouloir des élections.
3) Notre problème, ce n'est pas tel ou tel parti politique (quoique le PQ a contribué à l'essor de Toronto grâce au déménagement de tous les bureaux chef valables) mais c'est notre mentalité de «grenouille (sans jeu de mots) qui veut se faire plus grosse que le boeuf.
Un exemple :
En Alberta le dernier budget (2008) était tellement excédentaire que non seulement on maintient l'absence de taxe de vente mais on retire la cotisation à l'assurance maladie. De plus, on a fait le budget, tenez-vous bien avec le prix du baril de pétrole à 78$ alors qu'il valait à ce moment 108$.
Au Québec comment ça se serait passé?
Bin, la CSN et la FTQ et les syndicats de la fonction publique auraient crié au meurtre, on aurait augmenté au delà de notre capacité de payer la taille de l'état, on aurait fait le budget avec un prix du baril projeté à la hausse dans les 150$ le baril, sur la base des augmentations passées, et le résultat, au lieu de nous aider à en sortir, notre richesse nous aurait mis un peu plus dans le trou. C'est bien connu, nous, c'est «gros salaire, grosse dette», pour démontrer notre statut.
C'est ça la société distincte...malheureusement.
Aujourd'hui, il n'y a que des valets pour nous représenter. Personne n'a le courage de vouloir aider l'État, alors, autant prendre et garder ceux qui nous coûtent le moins cher et qui sont les plus insignifiants, ils n'ont pas la folie des grandeurs, ils sont ordinaires, mais ils nous mettrons pas plus «dans le pétrin que ce qu'on y est». C'est toujours ça d'acquis.
Désolé pour toutes les clameurs indépendantistes que j'ai lues, elles sont déchirantes d'espoir mais, ça ne nous mènera nulle part selon moi. On est cassés, on a pas une mentalité à vouloir s'en sortir, c'est pas le moment de quitter la maison sans rien dans les poches en promettant de payer toutes ses dettes.

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