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Frais afférents: frais abérrants
Avant la loi d'encadrement, les universités pouvaient augmenter les frais afférents à volonté. Dans les Cégeps, les administration n'étaient même pas obligées de dire aux étudiants à quels services iraient les nouveaux fonds. Au Cégep François-Xavier Garneau, le directeur général a ainsi pu justifier une hausse des frais de 40$ par élève pour cause "d'augmentation de coût". Le seul recours des association étudiante? Manifester...
Un chantage insidieux
Pour les administration légèrement plus subtiles, on utilise des techniques pour le moins illégitime. On place les étudiants et étudiantes devant un dilemme horrible. On menace de couper un service essentiel ou très important si les assos continuent de protester. C'est évidement ce que fait ici l'UdM. Pour reprendre l'exemple du Collège FXG, l'administration menaçait de couper les servies de travailleurs de corridor ou même de travail social pour placer les responsables étudiants (des gens d'environ 17-18 ans au cégep) dans une situation intenable où, s'ils se battent pour leur droit à une éducation accessible, ils risquent d'être complice du suicide de certains de leur camarade.
Démagogie
Évidemment cette technique est absolument horrible et la plupart du temps les administrations ne s'abaissent à un tel niveau, ils n'ont pas besoin. Les servies qu'on peut menacer de couper sont pratiquement infini! Qu'est-ce qui justifie une hausse de 180$ sur une année? C'est plusieurs fois l'inflation. La réponse de la responsable universitaire? "La majeure partie de cette somme, voire la totalité, servira à renflouer le fonds de gestion". Cette position est illégale et pas seulement depuis la loi sur l'encadrement des frais afférents, mais depuis la création des frais afférents. Seuls les frais de scolarité peuvent aller "renflouer le fond de gestion". Les frais afférents sont exclusivement dédié aux services étudiants. Mais finalement, qu'est-ce qu'un service aux étudiants? Est-ce que ça pourrait aller jusqu'à l'émission d'un diplôme?
