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Une Fonction publique truffée.

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Gerry Pagé
Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 10:00



Ce qui s'appelle «concentration du contrôle de l'information» sous Stephen Harper, s'appelait «déconcentration du même contrôle», sous Jean Chrétien. Alors que le KKKlan libéral de Jean Chrétien occupait tous les espaces du pouvoir, le bureau du Premier Ministre d'alors, via le Conseil Privé, avait déconcentré le pouvoir en déléguant ses pions et gardes chiourmes dans tous les centres de diffusion de l'information gouvernementale fédérale. Comme la fonction publique fédérale est encore truffée des pions libéraux qui contrôlent tout, Stephen Harper n'a pas le choix, s'il ne veut pas être pris aux pièges des spécialistes des Scandales Commandités ou des spécialistes du cassage irresponsable du Pays. Au pire, pour celui qui tente de gouverner, sous la menace constante d'être renversé, c'est une question de Sécurité. Les comportements aberrants de l'actuelle Opposition Dion, forcent une telle décision qui, à prime abord, paraît audacieusement centralisatrice, mais qui, somme toute et dans les circonstances, est courageuse, aux lendemains des perquisitions des Rouges d'Élection Canada, barricadés derrière la GRC plus bariolée et barbouillée que de franche couleur. À ce chapitre, d'ailleurs, des débordements compulsifs des opportunistes du PLC, des anarchistes du BQ et des solistes du NPD, tous grassement payés pour niaiser et décoter la Gouvernance canadienne, ajoutés aux hauts cris et aux larmoiements de la principale actrice de la Tour de la Vérification générale, n'émeuvent personne.

C'est le même phénomène à Québec. La fonction publique québécoise est farcie d'un melting pot pluriel de pions péquistes, de l'époque Bouchard - Landry - Boisclair, ce qui contribue au charisme montant de Madame Pauline Marois, de loin la mieux appréciée des trois chefs, en dépit du «n'importe quoi» que publient certains médias/sondeurs/médias grassement payés par le PLQ devenu leur Commanditaire (une habitude libérale, quoi !) ... Cette Fonction publique truffée et tricotée serrée, est également ce qui explique que les minoritaires du PLQ, en mode grabataires depuis 2007, font constamment appel à des Commissaires et thuriféraires tous azimuts, pour donner l'impression qu'ils s'appliquent à gouverner pacifiquement et sans faire appel à leurs forces, les bâillons et les muselières tous genres ni à leur fort, les lois spécialement dictatoriales, les décrets et les «toé tais-toé», alors qu'au contraire, paralysés par les contingents des fonctionnaires d'allégeances péquistes, malignement regroupés sous les fanions du souverainisme, ils s'évertuent parallèlement à installer les assises d'un GLM (gouvernement libéral majoritaire) dont les médias/sondeurs/médias font l'actuelle et très rouge promotion commanditée. Ce prochain GLM, encore virtuel, s'occupe, depuis son élection, en 2007, à entreposer systématiquement et sournoisement toutes les munitions de l'armement massif libéral, les pièces requises pour pratiquer l'autoritarisme le plus suffisant de notre histoire politique, cet absolutisme quasi despotique qui a caractérisé ces acrobates de la plus arrogante des autocraties québécoises, de 2003 à 2007. Rabaska n'est qu'un exemple des diktats sommaires des libéraux suprêmes de Jean Charest. Les pratiques privilégiées de la médecine privée pour les richards, pour les membres de la gestapo des bien nantis et pour ceux qui engrangent des rémunérations doublées, est une autre pesée dans la balance du pouvoir libéral. Les 32% de graissages salariales que les médecins spécialistes ont goulûment obtenus de leur spécialiste ami et actuel ministre et Maître Souverain du Soviet Suprême (MSSS), ainsi que le dégel des prix des médicaments, s'y ajoutent, comme si trop n'était pas assez. En plus, il faut surtout compter que l'apparent refus (temporaire) d'appliquer les recommandations de la pléiade de Commissions téléguidées n'est qu'un report à 2011. En attendant ce grand jour convoité, des douzaines de M$ de piastres rouges de l'omnipotence libérale, n'ont servi qu'à enrichir scandaleusement des Commissionnaires et de bons amis de Jean Charest, de Monique Jérôme-Forget, de Philippe Couillard et de quelques autres fabricants et consommateurs des drogues du pouvoir, à Québec et dont les rapports «copier / coller» ont été remisés aux tiroirs du pouvoir recherché de l'après 2011. En ce 1er jour de mai 2008, le PLQ croit pouvoir acheter le vote des travailleurs qui suent au labeur, en haussant le salaire minimum de 50 gros sous noirs.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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