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Ni odieux, ni scandaleux, ni méprisant

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Tarzalt Moussa (tarmous@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 01 mai 2008 10:00



Non Monsieur Archambault n'a pas raison pour d'innombrables raisons que cet espace insuffisant ne me permet pas d'énumérer. En premier lieu, il faut s'armer d'humilité lorsque l'on piétine soi-même cette belle langue qu'on l'on prétend aimer ou préserver. En second lieu, affirmer que l'immigrant bilingue, rien que parce qu'il connaît l'anglais, est susceptible de déposséder le québécois pure laine que vous êtes du poste de responsabilité (qui, selon vous, devrait vous revenir de droit je suppose), c'est occulter une triste et piteuse réalité. De grâce, évitez de généraliser ou de prendre votre opinion pour argent comptant. Allez voir se qui se passe parmi les immigrants. Je suis moi-même immigrant et je côtoie tous les jours (remarquez bien que je n'écris pas « à tous les jours ») leur quotidien rempli de détresse et de désespoir. La majorité d'entre eux parle un français châtié, limpide et fluide mais il ne leur est accordé aucune chance quand bien même ils sont « bourrés » de diplômes. Que d'immigrants n'a-t-on pas vu végéter dans le bien-être social ou travailler comme chauffeurs de taxi ou autres menus travaux sans commune mesure avec les compétences techniques, académiques ou professionnelles qui sont les leurs. De grâce arrêtez de faire de l'immigrant un défouloir collectif. À moins que l'agenda caché (pardon l'intention inavouée) ne soit d'avoir une immigration corvéable, docile et fertile.

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée.

Moussa, un immigrant en colère.

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