Opinion

Lettres - L'ADQ au bord du naufrage

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Hubert Larocque, Gatineau, le 24 avril 2008

Édition du jeudi 01 mai 2008

Mots clés : Dumont, identité, ADQ, Québec (province)

Pourquoi la flambée de l'ADQ retombe-t-elle? On peut accuser l'inconstance de l'opinion, des anecdotes qui desservent le parti, des départs assez négligeables. Il y aurait aussi l'étonnante habileté de M. Charest qui, par son profil fuyant, neutralise les combats.

D'un parti local, l'ADQ promettait de devenir le parti de l'identité québécoise, et de l'affirmation de celle-ci. Hérouxville répondait à une nécessité historique, même si ses initiateurs n'ont pu porter très loin son inspiration. M. Dumont a suivi la comète le temps qu'elle a duré. Il n'a pas réussi à dépasser le stade de l'instinct, et cet instinct même s'est révélé faible et diffus. Le sentiment s'est effrité faute d'une vision claire, de la formulation d'une doctrine nationale et de l'élaboration d'une politique originale.

Les événements offraient à l'ADQ la chance inestimable de se hisser au premier plan, de mobiliser le Québec contre le chaos que lui prépare la commission Bouchard-Taylor. L'ADQ aurait eu besoin d'une pensée forte, d'un sentiment national sans faille, d'une grande audace de vues et d'action. Elle s'est montrée faible, indécise, opportuniste. Sa médiocrité l'apparente aux autres partis. Est-il trop tard pour qu'elle revienne à son âme?


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