Vers une trêve au Proche-Orient ?

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Reuters
Édition du jeudi 01 mai 2008

Mots clés : Égypte, trêve, palestinien, Israël (pays), Proche-Orient (région)

Des mouvements palestiniens acceptent le principe d'un arrêt des hostilités avec Israël

Le Caire -- À l'instigation de l'Égypte, 12 mouvements radicaux palestiniens ont accepté hier le principe d'une trêve avec Israël, d'abord applicable à la bande de Gaza, puis «ultérieurement» à la Cisjordanie.

Les factions radicales palestiniennes conviées au Caire dans l'espoir d'aboutir à un consensus ont, selon l'agence de presse officielle Mena, accepté la proposition égyptienne d'une «trêve globale, réciproque et simultanée» qui serait la «première étape d'un plan plus large visant à créer un climat propice à la levée du blocus» de Gaza.

La première réaction d'Israël a été prudente mais pas négative, alors que l'État juif avait rejeté la semaine dernière l'offre d'une trêve de six mois formulée du Caire par le Hamas et pour la seule bande de Gaza en échange de la levée du blocus.

Le Hamas s'est félicité du consensus interpalestinien obtenu par le Caire et a invité Israël à lever le blocus de la bande de Gaza et à ouvrir les points de passage frontaliers.

Un haut responsable égyptien a précisé que l'objectif ultime de l'initiative du Caire était de mettre fin à la partition de fait entre Gaza, contrôlée par le Hamas, et la Cisjordanie, aux mains du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

Israël a réagi en soulignant que toute «accalmie» -- trêve dans le langage des activistes -- devrait, pour être crédible et durable, comporter trois éléments essentiels: un arrêt total des tirs de Gaza sur Israël, la fin des attentats et la cessation de la contrebande d'armes.

«Si cela devait se produire, nous pourrions alors avoir un retour au calme dès demain», a déclaré Marc Regev, porte-parole du premier ministre israélien Éhoud Olmert.

Vendredi, l'État juif avait récusé le ralliement du Hamas à la trêve proposée par l'Égypte comme un marché de dupe visant à permettre aux activistes de reconstituer leurs forces. Mais le chef politique du Hamas en exil, Khaled Méchaal, n'avait pas jugé ce rejet définitif tant que les autorités égyptiennes n'auraient officiellement soumis à Israël les tenants et aboutissants de l'offre.

Pour ce faire, le chef du renseignement militaire égyptien, Omar Souleïmane, a fait venir au Caire ces trois derniers jours les chefs des autres groupes radicaux palestiniens pour obtenir un consensus interpalestinien donnant du poids à l'initiative égyptienne.

Plusieurs de ces mouvements, comme les Comités de résistance populaires, ont insisté pour que la trêve concerne aussi la Cisjordanie, craignant que l'«accalmie» dans la seule bande de Gaza, ne fasse croire à Israël qu'il a les mains libres pour poursuivre colonisation et «agressions» sur la rive ouest du Jourdain.


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