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L'Amérique latine: un exemple à suivre!

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Serge Charbonneau (veliserdi@hotmail.com)
Envoyé Le mardi 29 avril 2008 02:00



N'en déplaise aux capitalistes, le temps de l'exploitation des richesses de l'Amérique latine est révolu.

Ce sous-continent qui flotte, à certains endroits, sur du pétrole ou du gaz et, à d'autres endroits, recouvre des métaux précieux, cette région riche en forêts et en eau, bref un sous-continent où les ressources naturelles abondent et où, il y a quelques années à peine, 70 à 80% de la population vivait dans des conditions de pauvreté honteuse.
L'exploitation est terminée.

L'Amérique latine est un exemple.
On a honteusement et même criminellement exploité la richesse de ces pays. Heureusement, la population a pris sa démocratie en main et a soutenu (avril 2002, au Venezuela) et soutient (Morales, en Bolivie, Correa, en Équateur, Fernandez, en Argentine, Lugo, au Paraguay... ) activement leur président travaillant pour leurs intérêts. Fini le temps des gouvernements corrompus et dictatoriaux qui s'emplissaient les poches et laissaient crever les pauvres, en ne servant que les intérêts nord-américains.

Il est temps que nous prenions exemple sur ces pays. Êtes-vous heureux de payer votre essence 1.35$ le litre à cause de la folle spéculation. Combien pensez-vous que les pétrolières vont déclarer de profits l'an prochain?
Si on décide de vous faire payer dans quelques semaines, 2.00$ le litre, vous n'aurez pas un mot à dire et tout ce pur profit ira dans quelques poches. Les routes et la pollution continueront à se détériorer. En plus de payer l'essence à un prix inacceptable (vu les profits générés), vous aurez à payer pour la rénovation des ponts et viaducs avant que ceux-ci ne s'écroulent.

Au Venezuela, Chávez a eu l'idée géniale de prendre une bonne part de ce profit et de le redistribuer. Résultat: des soins de santé, des médicaments gratuits, des écoles, des routes, des métros, des ponts (à Caracas un des ponts les plus audacieux du pays), des subventions pour redémarrer tous les secteurs économiques abandonnés par les gouvernements précédents. Des prêts aux petits entrepreneurs, des tracteurs aux agriculteurs, des bénéfices gigantesques. La pauvreté a diminué d'une façon incroyable, les conditions de vie se sont améliorées nettement. On travaille présentement à réduire le taux de criminalité qui était directement associé à cette pauvreté épouvantable.
Et avec tout cet apport économique, tout ce bien-être, tenez-vous bien, l'essence coûte 8 sous ($ 0.08) le litre.
Les Vénézuéliens et Vénézuéliennes sont fiers de dire: "Le pétrole, c'est à nous!"

Donc lorsque l'on parle de gouvernements "conciliants", et d'autres "moins conciliants", je crois qu'on devrait peut-être inverser l'étiquetage.
Tout dépendant si nous sommes conciliants avec l'exploitation, la pauvreté et la richesse extrême, ou conciliante avec les entreprises qui nous font payer l'essence à 1.35 le litre sans vouloir payer d'impôt.

Je crois qu'à l'instar des pays d'Amérique latine, nous devrions nationaliser nos compagnies.
Les sables bitumineux de l'Alberta devraient profiter en premier aux Canadiens, Alcan aurait dû rester Québécoise, les sandales Crocs auraient dû rester au Québec. L'énergie électrique, éoliennes incluses devraient être sous contrôle national. L'idée économique la plus géniale du dernier siècle fut celle de René Lévesque qui nationalisa l'électricité. On devrait nationaliser le secteur pharmaceutique.
Il faut bien se mettre en tête qu'aucune compagnie privée ne fait de missionnariat, toutes exploitent et font des profits sur notre dos. Toutes se plaignent de payer trop d'impôt et recherchent les honteuses subventions. Il faut être cave pour laisser aller ce mouvement économique qui creuse le fossé entre très riches et nombreux pauvres.

Si l'Afrique avait la chance de prendre en main ses richesses que nous exploitons honteusement depuis des siècles, elle se sortirait de la misère.

Il faut prendre exemple sur l'Amérique latine. Ils nationalisent, mais du même souffle ils mettent leurs forces en commun pour s'aider entre voisins. La solidarité latino-américaine est exemplaire.
Suivez bien les négociations sur le différend entre le Paraguay et le Brésil concernant l'électricité. Vous aurez un autre exemple de ce que peuvent donner des politiques au service des populations plutôt qu'au service de quelques trop bien nantis.

Ayez les yeux grands ouverts sur la marche de ces pays exemplaires.


Serge Charbonneau
Québec

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