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Pour la protection des droits individuels
En fait, on revient toujours au même vieux dilemme. Qu'est-ce qui prime? L'individu ou la communauté? Quelles limites peut-on imposer aux droits individuels pour le bien de la communauté?
Personnellement, je préfère de loin vivre dans un endroit où les revendeurs peuvent prendre l'autobus ou le métro en toute impunité que dans un État ou je serais constamment perçu par les forces de l'ordre comme un criminel potentiel. De toute façon, ce n'est pas en arrêtant quelques revendeurs ici et là qu'on empêchera la drogue de circuler. Et les adolescents qui ne pourront plus acheter leur joint entre les murs de l'école iront tout simplement se le procurer au centre commercial ou à l'arcade d'en face.
Dans ce cas donc, limiter le droit des individus à la protection de leur vie privée n'entraînerait qu'un bénéfice très marginal pour la communauté. Je crois donc que les juges ont pris la bonne décision.
