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La loi 101 nuit aux Québécois unilingues francophones

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Ladouceur Pierre-Alexandre
Envoyé Le lundi 28 avril 2008 13:00



La loi 101 permet aux Québécois unilingues francophones de rester unilingues. Elle permet aussi à tous les autres d'apprendre le français, en plus de leur langue maternelle. Qui, alors, selon-vous, est le mieux placé pour faire face au monde actuel? Le Québécois unilingue, ou n'importe quel autre Québécois bilingue ou trilingue? Empêcher les employeurs d'exiger l'anglais rend tout simplement nos entreprises moins compétitives, car incapables de communiquer avec le reste du monde.

Le but de la loi 101 devrait être de permettre aux francophones de se faire servir en français, et non d'empêcher de se faire servir dans une autre langue. Et pour l'instant, rarement n'ai-je pu me faire servir en français. Et oui, je demeure à Montréal. Je crois qu'on devrait plutôt mettre les efforts sur améliorer notre anglais à l'école. Comparez un peu nos talents en anglais aux pays comme l'Allemagne ou les pays scandinaves, qui pourtant sont beaucoup moins immergés dans une mer anglophone que nous: ils sont malgré tout bien meilleur en anglais que nous.

Une loi 101 qui limite notre apprentissage et l'utilité de l'anglais donnera toujours un avantage marqué pour les immigrants bilingues sur le marché du travail. Et après, on se plaindra (encore) que nous, pauvres québécois unilingues, somme un peuple soumis. À qui la faute...?

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