Vos réactions
Une basse messe des plus kitsch.
Que le TVA des Bruneau, des Lafortune, des Thibault, des Tremblay et de tous les autres «nommés nommément nominés», veuillent fêter et pratiquer les rites de l'auto glorification, comme le faisait, juste avant lui, le PLQ, personne n'osera les en empêcher. Mais, de là prétendre que TVA et PLQ sont des plateformes d'où les progrès et les réussites du Québec prennent leurs élans, il y plus qu'une marge. Il y a un infranchissable fossé.
Un public émotif vote à force d'émotivité pour leurs agents multiplicateurs d'émotions fortes. Ce fut la soirée des étouffements, des mercis par milliers et des larmes par déluge. Et, ça, le public émotif en raffole et il ravale, à en brailler. C'est un gros gala qui est grossement métropolitain, même si son tapis d'accès tient sa couleur de Hollywood. Très grossement métropolitain, alors que Patrick Huart, craignant que les paparazzis l'aveuglent, portait d'épais verres fumés, en soirée ; alors que Herby Moreau a félicité Isabel Richer pour une mise en nomination qu'elle n'a jamais reçue; alors que Lise Dion avouait niaisement avoir ramassé les crottes de ses chiens, quelques heures avant le gala (cherchez l'erreur); alors que Mariloup Wolfe, ne pouvant mâcher et parler, d'un même souffle, a collé sa gomme sur son trophée; alors que le numéro vacarme insolite sur les émissions de cuisine n'en finissait plus; alors que ...; alors que ... .
Un gala linéaire, fade et sans surprise. Répétitive répétition rabâchée du même animateur qui, en plus, avoue candidement avoir dû repenser et refaire ses textes, plus de 87 fois, dans les heures précédant son one man show marqué d'improvisation.
En somme, un gros rassemblement des mêmes chouchoutés d'un public qui s'en tient à ses coups de coeur, à défaut de se renouveler ou, tout simplement, parce qu'il n'y a pas matière à les mettre à jour..
Oui, j'ai zappé, en direction de SRC. «Tout le monde en parle» accueillait la «nobody» Sylvie Tremblay qui dégobillait et déversait sur l'ADQ et son Chef, les restes des nausées de sa démission qui n'avait de contenu que l'insignifiance larvée d'une narratrice exhibitionniste, cherchant à satisfaire le voyeurisme souvent déviant du picoleur de ce gros plagiat. Au passage, cette entrevue à laquelle j'ai assisté, grâce au gala artissssss, donne largement raison à toute pression, si pression il y eut, ciblant le départ d'une telle fanfreluche. C'est finalement au canal des ANNONCES CLASSÉES que les contenus «mis en nomination» étaient d'un certain intérêt. Quand je suis revenu à TVA, par curiosité et au cas où, le spectacle des solitudes avait pris fin.
En bref et parce que tout n'était pas mauvais, j'ai trouvé brillamment orchestrée le sketch qui propulsait dans d'autres univers, Claude Poirier, Stéphane Bureau, Francis Reddy, Edgar Fruitier et Louise Josée Mondoux. Enfin, il serait de l'intérêt du grand public de connaître le total des déboursés que ce gros bingo de toutous et peluches a pu occasionner, afin qu'il sache sur «QUOI» et/ou sur «QUI D'AUTRES QUE DES LECTEURS DE NOUVELLES» misent les commanditaires d'un tel festival d'autoglorification.
Gerry Pagé
Ville de Québec
