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Plus de droits aux criminels que de jugement aux juges

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Raymond Saint-Arnaud
Envoyé Le lundi 28 avril 2008 11:00



La Charte Charte canadienne des droits et libertés a été faite tout de travers par un premier ministre de sinistre mémoire.

Pas surprenant que la Charte donne plus de droits aux criminels que de jugement aux juges.

Ainsi, qu'on le croit ou non, la Partie I de la Charte canadienne des droits et libertés débute par : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu ... » (*).

Suprématie de Dieu sur qui et sur quoi, on ne le dit pas, mais on sait que beaucoup de religions font de la suprématie de Dieu la base de leur argumentaire.

Ainsi, dans l'Islam, le principal message du Coran est l'absolue suprématie de Dieu, qui doit se manifester non seulement dans la vie privée ou individuelle mais aussi dans la vie sociale et politique de la collectivité.

Dans la religion juive ultra-orthodoxe, il y a cette volonté de sacraliser jusqu'aux actions quotidiennes les plus banales et de souligner sans cesse l'absolue suprématie de Dieu.

Et dans le christianisme, on se souvient du « Dieu le veut ! » qui autorisait (et même commandait) tout.

Cet argumentaire de la suprématie de Dieu a conduit à beaucoup de dérapages dans l'Histoire, dérapages qui se continuent encore de nos jours dans certaines sociétés. L'intégrisme, le dogmatisme et l'obscurantisme ne sont pas loin quand on met en exergue la suprématie de Dieu, et ce, quelles que soient les religions qui s'en réclament.

Un grand ménage s'impose dans la Charte!

(*) (Voir : http://lois.justice.gc.ca/fr/Const/annex_f.html#I )

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