Otages colombiens - Les possibilités de libération sont «closes»

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AFP
Édition du lundi 28 avril 2008

Mots clés : Hugo Chavez, Otages, FARC, Forces armées, Venezuela (pays), Colombie (Pays)

Le chef des FARC remet tous les espoirs dans les mains du président Chávez

Buenos Aires -- Les possibilités de continuer à libérer des otages sont «closes», et le président vénézuélien Hugo Chávez est le seul espoir pour délivrer Ingrid Betancourt, affirmait le chef des FARC, Ivan Marquez, dans une interview publiée hier par le quotidien argentin Perfil.

Selon le chef guérillero, après la mort de Raul Reyes, numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), dans un bombardement de l'armée colombienne sur le territoire équatorien, «nos possibilités de continuer à libérer le reste des personnes sont pour l'instant closes».

Ivan Marquez reconnaît que la mort de Reyes a été «un coup très dur». Le chef des FARC a également tenu à souligner l'attitude «courageuse» de Yolanda Pulecio, la mère de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, ancienne candidate à l'élection présidentielle enlevée en 2002.

«Elle [Yolanda Pulecio] voit en Hugo Chávez le seul espoir et elle a raison, car Chávez s'est impliqué de façon désintéressée pour concrétiser l'échange [de prisonniers]», poursuit Ivan Marquez.

Or, le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré hier que son gouvernement avait perdu tout contact avec les FARC et estimé que la négociation d'un accord pour un échange de prisonniers «est devenue très complexe».

«Nous avions mis au point un système de contacts qui a été pulvérisé», a-t-il affirmé au cours de son émission hebdomadaire.

Pour sa part, le chef des FARC a indiqué qu'il n'y avait «aucun contact» avec le gouvernement français, après l'envoi infructueux début avril d'un avion médicalisé et d'émissaires pour secourir Ingrid Betancourt.

Selon lui, la guérilla avait expliqué par avance à la Croix-Rouge que ce «plan n'était pas viable en raison des risques militaires que supposerait le fait de leur donner les coordonnées d'un lieu».

«Ce qui nous intéresse, c'est de préserver la vie de nos prisonniers de guerre. Lorsque les FARC seront reconnues comme une force belligérante, il y aura d'autres conditions pour une tâche de cette nature», souligne-t-il.

Le président colombien Alvaro Uribe a réaffirmé la semaine dernière son refus d'accorder le statut de force belligérante aux FARC, une hypothèse émise la veille par son homologue équatorien Rafael Correa. «Il ne reste aujourd'hui que la voie d'un retrait militaire pendant 45 jours» des municipalités de Pradera et Florida pour mener à bien l'échange de prisonniers, déclare Ivan Marquez, rappelant que les FARC exigent la libération de quelque 500 guérilleros par la Colombie.

La publication de cette interview survient alors que le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, entame aujourd'hui une difficile mission visant à relancer le dialogue entre la Colombie et ses voisins du Venezuela et d'Équateur afin d'obtenir la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.


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