La Syrie ne veut rien savoir d'un site nucléaire - Le site bombardé par Israël était un site militaire, dit le président Assad
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Dubaï -- Le site syrien bombardé le 6 septembre par l'aviation israélienne était une installation militaire en construction, mais pas un réacteur nucléaire, affirme le président Bachar al Assad dans une interview publiée hier par le quotidien qatari Al Watan.
Un haut responsable de l'administration Bush a précisé que les États-Unis et Israël avaient discuté des options possibles pour traiter ce réacteur suspect, mais qu'Israël avait décidé seul de le détruire, le 6 septembre dernier. «Au final, Israël a décidé par lui-même d'agir. Il l'a fait sans feu vert de notre part», a-t-il dit à la presse.
La Syrie a rejeté ces accusations et a affirmé qu'elles étaient destinées à faire pression sur la Corée du Nord dans le cadre des négociations sur son programme nucléaire avec les grandes puissances.
«Est-ce logique? Un site nucléaire dépourvu de protection sol-air? Un site nucléaire exposé aux satellites au beau milieu du désert du centre de la Syrie», souligne le président syrien dans son interview à Al Watan, accordée avant la publication des allégations américaines. «La vérité c'est que le raid visait un site militaire en cours de construction. Nous sommes contre les armes de destruction massive pour Israël l'Iran ou d'autres», assure Assad.
Ce dernier juge illogique pour la Syrie de chercher à se doter de la bombe atomique. «Où l'utiliserions-nous? Contre Israël? Cela tuerait des Palestiniens. Je ne trouve pas cela logique.»
Assad dit ne pas savoir pourquoi Israël a bombardé le site. Interrogé sur l'absence de riposte syrienne, Assad répond: «Nous croyons qu'Israël veut provoquer la Syrie et l'attirer à terme dans une guerre, alors que nous ne recherchons pas la guerre. Nous avons été clairs à ce sujet. Nous avons d'autres moyens [de répondre], et nous n'avons pas nécessairement à les dévoiler.»
Selon une ministre syrienne, Israël aurait fait savoir qu'il était prêt finalement à restituer le Golan syrien occupé en 1967 et annexé en 1981, en échange de la paix avec Damas.

