Les jeux de la nouvelle génération au coin de l'immersion et des avatars
Mots clés : Mario Kart Wii, Electronic Arts, Spore, Jeunesse, Québec (province), Japon (pays)

C'est sans parler des circuits, plus beaux, plus vrais qu'auparavant, des personnages de la série Mario que l'on retrouve plus animés. Et puis, la grande nouveauté en plus des Mii qui peuvent conduire les véhicules, c'est le jeu en ligne. Avec Mario Kart Wii, Nintendo réinvente l'interface de jeu en ligne pour rendre l'expérience aussi simple que possible.
Pour la première fois dans l'existence de la série, le jeu à plusieurs joueurs est aussi visuellement agréable que de jouer en mode solo. Car, pour la première fois, on peut jouer avec des amis, des concurrents ailleurs sur le continent ou dans le monde, tout en conservant l'ensemble de l'écran télé pour soi. Plus question de diviser le jeu en petite fenêtre grâce au module de jeu par Internet.
L'immersion dans le monde de Mario Kart Wii est donc plus complète, plus réussie que jamais auparavant. Et c'est exactement sur ce type d'expérience, l'immersion, que mise l'éditeur Electronic Arts pour l'automne 2008.
Un jeu où tout est à faire
Vous connaissez le monde de Spore? Imaginez un jeu vidéo où rien n'existe, où tout reste à faire. Eh bien, c'est exactement ça Spore. Une idée qui a germé dans la tête de Will Wright, le créateur derrière le succès de la série The Sims. Cette fois, pas question de gérer la vie d'ados attardés en quête de morceaux de pizza, on parle de chose sérieuse, la création de la vie et son évolution sur une planète.
Parce que Will Wright, après vous avoir fait vivre le quotidien d'un Big Brother dans sa série Sims, vous convie cette fois à devenir Dieu, rien de moins. Le défi est de taille pour qui voudra l'accepter: créer une forme de vie microscopique et la guider à travers son développement pour la conduire vers son épanouissement et la quête d'une autre vie, ailleurs dans l'espace. Entre les deux, il faudra faire évoluer une tribu, qui deviendra une civilisation et qui aura le choix de s'épanouir sur la planète en utilisant la paix ou les armes pour conquérir la planète.
L'idée d'un monde virtuel n'a rien de nouveau, pensons au Deuxième Monde de Canal Plus en 1997, à World of Warcraft ou, plus récemment, à Second Life.
D'autres tentent toujours de le faire, avec beaucoup de difficulté. Je pense particulièrement à Sony qui en est rendu à son deuxième projet de monde virtuel. Bien que le premier n'ait pas vu le jour, le second baptisé «Home» devait être lancé bientôt. Mais Sony repousse encore l'inauguration à l'automne. Au début du projet, Sony planifiait lancer son monde l'automne dernier.
Mais pour revenir à Spore et à son éditeur EA, qui promet de livrer le nouveau monde dès le 7 septembre en format PC, Mac, console Wii, Xbox 360, PS3, Nintendo DS, PSP, iPhone et autres téléphones cellulaires, la tâche est lourde, mais le gain devrait être important. On n'a qu'à penser à World of Warcraft où des millions de gens passent des heures et des heures, chaque jour, pour faire vivre leur personnage. Le phénomène est tellement important qu'une économie parallèle, bien réelle celle-là, a même vu le jour.
Services à louer
Partout dans le monde, et particulièrement en Asie, des joueurs louent leurs services pour faire évoluer les avatars des joueurs, pendant que ceux-ci dorment ou doivent aller travailler. Ailleurs, des sites Web vendent à fort prix des articles que les joueurs pourraient normalement acquérir en jouant. C'est sans parler des marchandises commercialisées pour faire vivre la marque dans le monde réel. Déjà, il y a pénurie de t-shirts Spore à 32 dollars l'unité...
Mais pour nourrir la frénésie qui entoure le phénomène, Electronic Arts a planifié la mise en marché, dès le mois de juin, d'un éditeur d'espèce. Avec l'outil, disponible gratuitement en ligne ou à dix dollars en magasin, le nouveau créateur pourra se faire la main pour arriver à créer son Adam et son Ève. Le logiciel, qui sera également distribué dans le coffret The SimCity Box en juin prochain, permettra d'avoir un avant-goût des possibilités, en offrant un accès à plus de 25 % des ressources de création du jeu complet.
Entre-temps, Electronic Arts nourrit la bête et les fans d'un monde en devenir. Depuis le début du mois, il est possible de télécharger gratuitement une trousse du parfait accro pour faire un site Web à l'image de sa future passion. Images, saisies d'écran, logos et icônes sont là pour alimenter les besoins des fans en devenir. Bref, il ne manque que le jeu.
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bguglielminetti@ledevoir.com
Bruno Guglielminetti est réalisateur et chroniqueur nouvelles technologies à la Première Chaîne de Radio-Canada. Il est également le rédacteur du Carnet techno (www.radio-canada.ca/techno).

