Impossible de ne pas souligner la coïncidence entre le contenu de cette réflexion et son contexte. Le Devoir rappelle aujourd'hui la mémoire de l'année 1968. Un phénomène qui me semble être en lien étroit avec les faits soulevés ici. Et pour aller au fond des malaises que décrit Madame Bombardier, ne faudrai-il pas multiplier les inventaires, tracer des bilans de plus en plus rigoureux de notre Révolution tranquille afin d'en connaître les effets réels. On verra sans doute, comme le fait remarquer le sociologue Jean Philippe Warren, qu'il faudra alors s'attaquet à certains des mythes nourris par la démesure de certaines de nos ambitions. Il faudra aussi méditer, comme nous invite à le faire le philosophe Gille Bernier. Celui qui signait le texte paru dans Le Devoir de philo de la semaine dernière sur le sort qu'on a fait à nos institutions les plus précieuses. Les sages prétendent qu'on ne fait pas des virages brusques en Histoire et encore moins de Révolution sans conséquences graves. Finalement on aura à se demander aussi si l'idée de Révolution tranquille ne serait pas, elle-même, un autre mythe? Claude Poulin Québec/Sillery