Les villes doivent avoir un meilleur rapport de force, dit Normandeau

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La Presse canadienne
Édition du samedi 26 et du dimanche 27 avril 2008

Mots clés : Union des municipalités du Québec, Nathalie Normandeau, Municipalité, Québec (province)

Québec -- Le gouvernement du Québec reconnaît que les municipalités ont besoin de plus de marge de manoeuvre lorsqu'elles négocient le renouvellement de conventions collectives avec leurs employés, a déclaré hier la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau.

Diverses options et plusieurs scénarios font l'objet d'études conjointes avec le ministre du Travail, David Whissell, a-t-elle dit lors d'un point de presse en marge des assises de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Jeudi, dans le cadre de la même activité, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait évoqué son manque actuel de moyens alors qu'il se retrouve dans une impasse quant au renouvellement de 13 conventions collectives avec les employés municipaux.

Mme Normandeau a affirmé que l'appel de M. Labeaume avait été entendu, bien que cette question ait déjà été soulevée au cours des dernières années par des représentants municipaux.

Elle n'a pas voulu donner de précisions sur les moyens qui pourraient être proposés, affirmant que la réflexion à ce sujet vient d'être amorcée. «On reconnaît qu'il faut donner plus de latitude aux villes dans des circonstances comme celles que vit M. Labeaume», a-t-elle dit.

Selon M. Labeaume, le rapport de force avec les syndiqués serait amélioré si les villes disposaient du moyen d'imposer des conditions de travail grâce à l'équivalent des lois spéciales utilisées par le gouvernement provincial.

«Actuellement, les syndiqués n'ont aucune raison de bouger parce qu'il n'y a aucune menace d'une façon ou d'une autre, a-t-il affirmé hier lors d'un entretien téléphonique. Et c'est pour ça qu'on est rendus avec des conventions collectives dans le milieu municipal qui dépassent beaucoup, en termes de conditions, ce qui existe ailleurs.»

Mme Normandeau a écarté toute possibilité que les villes puissent toucher une partie de la taxe de vente du Québec ou récupérer une partie de l'espace fiscal libéré par la réduction de la taxe sur les produits et services décidée par Ottawa. «Nous, on a fait connaître nos couleurs et on a dit non à l'occupation du champ fiscal libéré par Ottawa», a affirmé Mme Normandeau hier.


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