Tom Kostopoulos s'est fait des amis
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Trois buts en huit matchs pour le joueur de soutien

Photo: Agence Reuters
«C'est le fun, le téléphone n'a pas dérougi après le match, a affirmé Kostopoulos, hier. C'est tôt, on n'a que huit matchs de joués. On ne doit pas s'emballer. Notre trio fait bien, on doit continuer. À chaque année en séries, il y a un trio à caractère défensif qui se met en évidence. Quand on marque, c'est parce que les trois joueurs ont contribué.»
Un de ces héros obscurs dans la LNH depuis le début des séries, Kostopoulos ne cesse de se gagner des amis au sein de la communauté grecque de Montréal.
«On m'arrête partout où je vais afin de me féliciter, a-t-il relaté. Plusieurs me disent qu'ils ont un lien de parenté avec moi. Je me découvre plusieurs cousins, a-t-il ajouté, en esquissant un sourire. Les gens sont toutefois déçus quand je leur dis que je ne parle pas le grec.»
Un autre joueur d'origine grecque avant lui a fait sa marque en séries. Il s'agit de Chris Kontos qui s'était retrouvé sous les feux de la rampe, au cours des séries de 1989, en réussissant neuf buts en 11 matchs dans l'uniforme des Kings de Los Angeles. «Je ne crois pas que je vais pouvoir égaler l'exploit», a répondu Kostopoulos, qui connait Kontos de réputation.
L'ombre et la lumière
Guy Carbonneau a relevé que les équipes championnes ont tous misé sur des joueurs de soutien qui sont sortis de l'ombre. Il a souligné que les Ducks d'Anaheim, l'an dernier, avaient des joueurs comme Brad May.
Carbonneau se rappelle, quand il était joueur, d'avoir eu comme coéquipiers des joueurs fort utiles comme Claude Lemieux, Mike McPhee, Brian Skrudland et Mike Keane. En 1993, lors de la dernière conquête du Canadien, d'autres comme Paul DiPietro et Stephan Lebeau avaient quitté l'anonymat. «C'est important de miser sur des vedettes comme Alex Kovalev, mais on ne peut pas avoir 20 joueurs de grand talent dans une équipe. Les joueurs de soutien ont un rôle important à jouer.»
«Tom démontre qu'on peut jouer dans la Ligue nationale, sans être le plus talentueux, si on travaille fort, a affirmé Carbo. Il a connu des moments difficiles cette saison. Il a été laissé de côté plusieurs fois, mais il ne s'est jamais plaint. Il a redoublé d'ardeur. Actuellement, il flotte sur un nuage et il souhaite y rester.»
L'entraîneur n'hésite pas à utiliser le trio que complète Kostopoulos en compagnie des vétérans Bryan Smolinski et Steve Bégin dans toutes les situations. Même vers la fin du match, jeudi, au moment où le Canadien accusait un retard d'un but, il les a envoyés dans la mêlée.
«Par leur acharnement à la tâche, ce sont eux qui créent le plus d'occasions de marquer, a-t-il souligné. En fin de match, on veut passer le plus de temps possible en zone adverse afin de provoquer des chances ou simplement une mise au jeu. Les Flyers ont surtout utilisé deux trios et quatre défenseurs au cours des 10 dernières minutes de jeu. On se disait que plus on les fatiguait, meilleur ce serait pour nous.»

