À voir à la télévision le lundi 28 avril - Il les fait toutes chanter
Mots clés : François Ozon, Cinéma, France (pays)
Catherine Deneuve disait à propos du cinéaste François Ozon: «Je ne sais pas s'il aime les femmes, mais il aime les actrices.» Et celles-ci le lui rendent bien! Car celui qui fut capable de donner un nouveau souffle à la carrière de Charlotte Rampling après Sous le sable (2000) peut, depuis ce coup de maître, s'offrir les plus grandes, qui se bousculent pour jouer sous sa direction.
8 femmes, ce n'est pas seulement un «whodunit» qui ferait sourciller Agatha Christie, y voyant un joli cas de plagiat, mais aussi un «musical» sorti des années 1950, où des chanteuses d'occasion viennent nous égratigner les oreilles... pour notre plus grand plaisir. Car cette fantaisie kitsch autour d'une grande bourgeoise (Deneuve, bien sûr... ), de sa mère (Darrieux), de ses filles (Virginie Ledoyen et Ludivine Sagnier) et d'autres personnages savoureux (Huppert en vieille fille vole le show) s'affiche d'abord comme un pur plaisir cinéphilique.
Le réalisateur éprouve une nostalgie évidente, autant à l'égard d'un cinéma de studio quelque peu poussiéreux que pour des mélodies à succès des décennies passées (Message personnel, Il n'y a pas d'amour heureux, Mon amour, mon ami, etc.). Et en voyant autant de grandes dames partager le même écran -- avec tout ce que cela implique comme gestion d'horaires et d'ego... --, on ne peut douter un instant de l'amour d'Ozon pour les actrices.
Cinéma / 8 femmes - Télé-Québec, 22h

