À voir à la télévision le lundi 28 avril - Il les fait toutes chanter

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

André Lavoie
Édition du samedi 26 et du dimanche 27 avril 2008

Mots clés : François Ozon, Cinéma, France (pays)

Catherine Deneuve disait à propos du cinéaste François Ozon: «Je ne sais pas s'il aime les femmes, mais il aime les actrices.» Et celles-ci le lui rendent bien! Car celui qui fut capable de donner un nouveau souffle à la carrière de Charlotte Rampling après Sous le sable (2000) peut, depuis ce coup de maître, s'offrir les plus grandes, qui se bousculent pour jouer sous sa direction.

C'est ce qui explique cette distribution de rêve dans 8 femmes (2001), où s'affrontent les plus grandes stars du cinéma français (Deneuve, Danielle Darrieux, Fanny Ardant, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart), se crêpant le chignon autour d'un cadavre pour tenter de connaître l'identité de la meurtrière. Car chacune d'entre elles, prisonnières dans un manoir coupé du monde, veut jouer à Hercule Poirot, mais le jeu se révèle dangereux: toutes ont leurs petits secrets, pas toujours édifiants...

8 femmes, ce n'est pas seulement un «whodunit» qui ferait sourciller Agatha Christie, y voyant un joli cas de plagiat, mais aussi un «musical» sorti des années 1950, où des chanteuses d'occasion viennent nous égratigner les oreilles... pour notre plus grand plaisir. Car cette fantaisie kitsch autour d'une grande bourgeoise (Deneuve, bien sûr... ), de sa mère (Darrieux), de ses filles (Virginie Ledoyen et Ludivine Sagnier) et d'autres personnages savoureux (Huppert en vieille fille vole le show) s'affiche d'abord comme un pur plaisir cinéphilique.

Le réalisateur éprouve une nostalgie évidente, autant à l'égard d'un cinéma de studio quelque peu poussiéreux que pour des mélodies à succès des décennies passées (Message personnel, Il n'y a pas d'amour heureux, Mon amour, mon ami, etc.). Et en voyant autant de grandes dames partager le même écran -- avec tout ce que cela implique comme gestion d'horaires et d'ego... --, on ne peut douter un instant de l'amour d'Ozon pour les actrices.

Cinéma / 8 femmes - Télé-Québec, 22h


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com
  Publicité - Un produit ou un service ?