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L'immiration et le français

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Raymond Saint-Arnaud
Envoyé Le vendredi 25 avril 2008 11:00



1.- Ce qui fait la richesse d'un pays, c'est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays. Il n'y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l'ampleur de la population. On n'a qu'à penser aux pays scandinaves riches et et de faible population, et aux pays africains pauvres et avec beaucoup de population.

Il y a actuellement au Québec un mantra à l'effet que le Québec a absolument besoin de plus d'immigrants. Aucunement prouvé, Monsieur Charest! Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d'accueillir plus d'immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s'intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d'immigrants.

La santé économique et sociale du Québec viendra plutôt en donnant une meilleure instruction à nos enfants. Nous serons alors plus productifs. C'est là la clef de notre survie comme peuple francophone.


2.- Le déclin du français au Québec a deux causes majeures :
a)- une immigration non contrôlée et non intégrée à la majorité
b)- le laxisme du gouvernement et des francophones quant au respect et à la primauté du français.

Il y a un parti au Québec qui s'accommode très bien de cela, le parti libéral, qui va chercher la majorité de son appui électoral chez les anglophones et les allophones. C'est démocratique, mais c'est suicidaire pour le Québec français.

La grenouille dans l'eau qui chauffe va-t-elle continuer à sommeiller dans la marmite jusqu'à ce qu'elle soit cuite?

Mommy, Mommy, it's too late ???

3.- Avant d'accepter les futurs immigrants ne connaissant pas le français, on devrait les informer qu'ils devraient apprendre le français dès leur arrivée au Québec en allant séjourner au moins trois mois dans une région francophone du Québec, i.e. en région, par exemple en Beauce, en Mauricie, au Lac St-Jean, etc., pour y suivre des cours de français et y être en immersion française dans des familles ou des centres communautaires.

Cette mesure aurait de grands avantages :
1.- franciser les immigrants
2.- leur faire connaître la culture québécoise
3.- revitaliser les régions par l'activité académique et économique résultante
4.- faciliter l'établissement des immigrants dans des régions qui disent manquer de main d'oeuvre, contrairement à la région métropolitaine où une large part des immigrants sont sans emploi.

Pour les immigrants déjà sur place et ne connaissant pas le français, on pourrait favoriser la même mesure.

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