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Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le vendredi 25 avril 2008 08:00



« Et si la foule, la vraie, celle du monde ordinaire, choisissait de ne plus être présente, elle laisserait toute la place aux fauteurs de trouble, qui seront toujours disponibles chaque fois qu'il y aura un micro ou une caméra parce qu'ils en ont besoin pour se prouver qu'ils existent. Il suffirait peut-être de cesser de leur donner autant de place. En tout cas, ça aiderait sûrement. »
Ça c'est du mépris. Qu'est-ce qui permet de dire une chose pareille. On se croirait en monarchie ou dans un milieu bourgeois où on ne souffrait guère d avoir des parvenus ou des gueux parmi ceux-là car ça « déclassait » leurs belles conditions sociales. Donc, non pas de micro pas de caméras pour eux. Il ne faut pas qu'ils existent. À priori, l'objectivité de l'information est de nous informer non de censurer les images ou les propos. Proposez vous donc de faire un tri : « là ce sont de belles personnes, on montre, on en parle; là, non, elles ont un comportement bizarre et non civilisé, on ne montre pas, on n'en parle pas. » Mais c'est une pensée de manipulation des lecteurs ou téléspectateurs ça, non? La foule se défoule, non? Ça fait du bien. Elle exprime le monde tel qu'il est.
Et puis heureusement que ce que vous écrivez ne marche pas encore, « Ceci me porte à croire que la police n'écoute pas la télévision et ne lit pas les journaux. » car on la verrait partout et nulle part. Comme si justement, ce qu'on veut monter ou parler sont critères de vérité. Il ne faut pas tout de même laisser la police aux mains des médias, ce serait trop dangereux. Un exemple, j'ai vu qu'en général les supporters de Hockey étaient de race blanche (avec héritage chrétien et civilisé) alors que les clips sur l'Internet (parce que la Tévé, vous savez) montraient plutôt des méchants de race noire. Quelle ne fut pas mon étonnement? Ainsi il n'y a eu que des noirs qui firent du grabuge? Si la police regardait ou lisait les médias, on serait bien embêté.
« ... celle du monde ordinaire... », que veut-dire ce « monde ordinaire » tant répété dans les médias? Par rapport à quoi sommes-nous si « ordinaire »? Mis à part la notion « d'ordre », le mot au 19ième siècle avait la connotation de « domestique engagé exceptionnellement. » Un domestique. À l'armée, ce sont les cuisines, l'ordinaire. La foule pour être vraie doit être ordinaire, donc domestique. Il y aurait beaucoup à méditer là-dessus encore.

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