Canadien 4, Flyers 3 (P) - Longue entrée, bon dessert
Mots clés : Flyers de Philadelphie, Canadien de Montréal, Hockey, Sport, États-Unis (pays), Montréal

Photo: Jacques Nadeau
Et puisque Tom Kostopoulos n'avait visiblement pas l'intention de veiller très tard, il a déjoué Martin Biron après seulement 48 secondes de jeu en surtemps, en récupérant son propre lancer.
Une fin spectaculaire, donc, pour un match autrement peu mémorable. Car après avoir disputé chacun un septième match évidemment crucial plus tôt cette semaine, les deux équipes semblaient être en manque d'inspiration et d'émotion en début de match. «Nous avions l'air de deux boxeurs poids lourd qui se regardent en se demandant qui va frapper le premier ou faire la première erreur», a illustré Guy Carbonneau après la rencontre.
Ce fut le Canadien, plus précisément Patrice Brisebois. Le défenseur du Canadien a voulu couper une passe devant son filet, mais il a plutôt poussé la rondelle à côté de Carey Price. Philadelphie a ensuite doublé son avance grâce à une frappe précise et puissante de Jim Dowd.
Le Canadien est toutefois revenu dans le match grâce à des buts d'Andreï Kostitsyn (après avoir raté un tir de pénalité), puis de Kovalev qui a inscrit le premier filet du club en désavantage numérique en séries depuis 1997. Un but discutable, par ailleurs, et longtemps discuté entre l'arbitre et le juge vidéo. Kovalev a semblé toucher la rondelle plus haut que la barre horizontale (hauteur maximale permise).
«J'avais confiance qu'on me donnerait le but, a dit Kovalev plus tard. J'ai attendu longtemps que la rondelle redescende à la bonne hauteur avant de la frapper. Ils ont assez regardé le jeu pour prendre la bonne décision.»
Analysant la partie, Kovalev a noté que ce fut un match d'ajustement. «On ne savait pas trop à quoi s'attendre de leur part. Ils ont très bien joué. Il n'y avait pas beaucoup d'espace sur la patinoire et ils ont tenté de me déconcentrer en me frappant. C'était aussi difficile d'entrer dans leur zone. Il y avait souvent quatre joueurs en repli en zone centrale. On va devoir apporter des ajustements à notre jeu afin d'être meilleurs.»
Derrière la banc, Guy Carbonneau a observé que son équipe tentait de trop longues passes. «On va demander aux gars de revenir un peu plus afin de prendre de la vitesse en zone centrale et d'attaquer la ligne bleue adverse avec plus de vigueur.»
Globalement, «les deux équipes ont eu des hauts et des bas, a poursuivi l'entraîneur. Nous n'avons pas commencé comme on le voulait, mais nous n'avons pas mal joué non plus. On a frappé deux poteaux en première. On a repris le momentum après leur deuxième but. Et puis terminer comme ça, avec un but en avantage numérique en fin de match, c'est sûr que c'est toujours plaisant.»
Calme
Curieusement, la foule du Centre Bell -- véritable vecteur d'énergie depuis le début des séries -- avait l'air d'un enfant sage, hier soir. Après l'émotion ayant marqué le match de lundi et les débordements post-victoire, le public était engourdi, moins exubérant. Même les huées pour Daniel Brière n'avaient pas la vigueur de celles destinées à Zdeno Chara. La magie n'y était pas. La faute, peut-être, à tous ces appels au calme lancés depuis trois jours. Comme si la foule craignait qu'un excès d'enthousiasme ne dégénère nécessairement mal.
À l'extérieur du Centre Bell, la présence policière était nettement plus imposante que pour les matchs précédants (où les policiers se montraient déjà bien visibles). Secondé par la Gendarmerie royale du Canada et la Sûreté du Québec, le Service de police de la Ville de Montréal avait augmenté ses effectifs et bonifié ses méthodes de surveillance.
On a notamment activé des caméras de surveillance et un hélicoptère de la GRC a été réquisitionné pour permettre de mieux surveiller les opérations.
Au moment de mettre sous presse en fin de soirée, le SPVM ne rapportait aucun incident particulier. Des milliers de partisans se trouvaient toujours dans le secteur chaud. Des arrestations ont été constatées de visu (pour des raisons indéterminées), mais la situation semblait sous contrôle et la rue Sainte-Catherine était accessible aux voitures.
En date d'hier, 27 personnes avaient été arrêtées en lien avec les événements de lundi soir.
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Vive nos Russes ! - par Gilles Bousquet
Le vendredi 25 avril 2008 07:00

