Sondage Léger Marketing - Le Devoir - Dumont promet des changements au sein de son parti

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La Presse canadienne
Édition du vendredi 25 avril 2008

Mots clés : ADQ, Mario Dumont, Sondage, Parti politique, Québec (province)

Québec -- En chute libre dans les sondages, Mario Dumont promet une «une série de changements» au sein de son parti afin de mieux «faire passer» le message de l'Action démocratique (ADQ).

«Certains de nos messages passent, d'autres moins. Mais c'est une bataille de longue haleine, la politique», a dit le chef adéquiste, interrogé par des journalistes au terme d'une allocution donnée hier devant les membres de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

«Un an après l'élection, c'est un bon moment pour évaluer les bons et les moins bons coups et voir les changements qui peuvent être faits», a précisé M. Dumont.

Pour l'heure, le Parti libéral du Québec (PLQ) au pouvoir trône en tête des intentions de vote par une marge que lui permet d'espérer former un gouvernement majoritaire.

«Le gouvernement de cohabitation fonctionne bien. J'y vois une belle réussite», a commenté le premier ministre Jean Charest.

D'après le sondage Léger Marketing-Le Devoir publié hier, le Parti libéral du Québec (PLQ) aurait obtenu 37 % d'appui si des élections avaient eu lieu la semaine dernière, contre 33 % pour le Parti québécois (PQ) et 18 % pour l'ADQ.

Grisés par cette popularité nouvelle, les libéraux n'hésitent pas à s'épandre sur les malheurs de leurs rivaux de la dernière élection.

Pour la vice-première ministre et ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, il est clair que la population n'aime pas ce qu'elle voit et entend de l'ADQ.

«Au-delà des sondages, les Québécois apprennent de plus en plus, au fil du temps, à connaître la vraie nature de Mario Dumont. Ils apprennent ce qu'est l'ADQ et la philosophie qui l'anime. Les Québécois sont déçus», a commenté Mme Normandeau, dans un corridor de l'Assemblée nationale.

Les allégations d'intolérance, de totalitarisme et d'hostilité envers les femmes véhiculées ces dernières semaines par d'anciens militants et candidats adéquistes déçus font la joie des adversaires politiques de Mario Dumont. Le PLQ et le PQ ne se gênent pas pour exploiter la situation à leur avantage.

Le député péquiste François Legault estime que le leader de l'ADQ n'a pas été à la hauteur des attentes de ceux qui voyaient en lui un porteur du changement.

«Il a perdu beaucoup de crédibilité», a-t-il confié. Les difficultés de l'ADQ, notamment dans la banlieue montréalaise, laissent présager des gains péquistes faciles dans au moins cinq ou six comtés, a prédit M. Legault.

Avec 18 % des intentions de vote -- une chute de neuf points depuis l'automne -- l'ADQ retrouve un niveau d'appui similaire à celui qu'il avait obtenu lors du scrutin de 2003. Les résultats avaient alors été catastrophiques. Au total, cinq adéquistes seulement avaient été élus à l'Assemblée nationale, incluant le chef.

Étant donné les circonstances, les députés de l'ADQ ont opté pour la discrétion hier, préférant longer les murs plutôt que de commenter un nouveau sondage dévastateur.

Simon-Pierre Diamond, le plus jeune député de la cohorte adéquiste de 2007, a toutefois laissé tomber quelques mots.

«L'ADQ a été tuée une dizaine de fois et on est toujours là. Je ne m'inquiète pas du tout», a-t-il lancé en passant en coup de vent devant les reporters.


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