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Ce qu'il faut comprendre de tout écosystème...
Cependant, mon expérience pratique en environnement (protection de lac) m'a enseigné un point important qui semble faire défaut à la réflexion de plusieurs.
Dans l'idée de plusieurs, pour connaître l'impact humain sur un écosystème, on doit mesurer si des effets dits "naturels" n'ont pas un impact négatif plus grand que ceux de nos actions d'êtres supérieurs. Dans un tel cas, certains déclarent automatiquement que notre impact est minime, voire insignifiant, et qu'on doive s'attarder à autre chose.
Mais voilà, ceux qui connaissent l'expression "la goutte qui fait déborder le vase", comprendront qu'un impact minime peut avoir une conséquence catastrophique. Certes, l'activité solaire, les volcans, les feux de forêts, les courants océaniques, les épidémies d'insectes en fôrets... ont tous un effet marqué sur l'écosystème planétaire et son climat. Par contre, ce système en circuit fermé complexe et fragile qui avait trouvé, après des centaines de millions d'années, un équilibre permettant de supporter la vie est menacé de basculer par l'apport, aussi peu important soit-il, du facteur humain.
Quand on étudie la situation des lacs au Québec, et ailleurs, on constate ce type de phénomène. Un lac est un écosystème qui a trouvé son équilibre. Un équilibre naturellement précaire mais stable. Autrement, il se serait déjà transformé en marais, tourbière et se serait asséché.
Les désormais populaires algues bleues sont naturellement présentes dans les plans d'eau mais, c'est l'apport supplémentaire en nutriments qu'apporte l'activité humaine des riverains qui fait basculer cet équilibre et provoque un prolifération anormale d'algues bleues et de plantes aquatiques qui finissent par étouffer le lac. Pour certain petit lac naturel fragile, quelques résidences peuvent suffir à désiquilibrer l'écologie du lac et à accélerer de façon fulgurante son vieillissement.
Et, pour M.Pageau, tout comme le CO2, les algues bleues sont naturelles... mais comme les GES c'est la quantité qui fait le poison. Oui le CO2 permet la croissance des plantes, et n'est pas un polluant chimique. Mais, au-delà d'une certaine limite même le jus de groseilles peut devenir nocif. C'est une question d'équilibre.
C'est pourquoi, on ne doit pas évaluer l'effet humain en rapport avec l'importance des phénomènes naturels mais à sa capacité à faire basculer l'équilibre des écosystèmes et du climat. Un simple virus, aussi petit soit-il, peut faire trébucher le système immunitaire de la plus grosse bête au point de la tuer.
Nous agissons présentement comme des micro-organismes qui se disent trop petits pour avoir un quelconque effet. Mais, combien d'études encore aurons-nous de besoin pour nous convaincre collectivement que c'est faux?
