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L'ADQ au bord du naufrage.

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Hubert Larocque (msbenoit@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 24 avril 2008 00:00



Pourquoi la flambée de l'ADQ retombe-t-elle? On peut accuser l'inconstance de l'opinion, des anecdotes qui desservent le parti, des départs assez négligeables. Il y aurait l'étonnante habileté de M. Charest qui, par son profil fuyant, neutralise les combats.
D'un parti local, coïncidant avec son chef, l'ADQ promettait de devenir le parti de l'identité québécoise, et de l'affirmation de celle-ci. Hérouxville répondait à une nécessité historique, même si ses initiateurs n'ont pu porter très loin son inspiration. M. Dumont a suivi la comète le temps qu'elle a duré. Il n'a pas réussi à dépasser le stade de l'instinct, et cet instinct même s'est révélé faible et diffus. Le sentiment s'est effrité faute d'une vision claire, de la formulation d'une doctrine nationale, et de l'élaboration d'une politique originale. Les événements offraient à l'ADQ la chance inestimable de se hausser au premier plan, de mobiliser le Québec contre le chaos que lui prépare la Commission Bouchard-Taylor. L'ADQ aurait eu besoin d'une pensée forte, d'un sentiment national sans faille, d'une grande audace de vues et d'action. Elle s'est montrée faible, indécise, opportuniste. Sa médiocrité l'apparente aux autres partis . Est-il trop tard pour qu'elle revienne à son âme?
Hubert Larocque,Gatineau.

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