Théâtre - Un Goldoni moliéresque

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Hervé Guay
Édition du jeudi 24 avril 2008

Mots clés : Théâtre du Nouveau Monde, Carlo Goldoni, L'Imprésario de Smyrne, Théâtre, Montréal

Avec L'Imprésario de Smyrne, la direction du TNM accomplit une partie de son mandat auquel ce théâtre renonce le plus souvent, à savoir, faire découvrir à son public des pièces peu connues du répertoire. L'effet est démultiplié quand l'oeuvre revêt une pertinence sociale manifeste. J'estime que c'est encore mieux quand une lecture contemporaine fait le lien entre l'oeuvre et notre époque. Mais il ne fallait peut-être pas en attendre autant de ce Goldoni satirique que le metteur en scène Carl Béchard nous sert en costumes d'époque et agrémenté d'airs d'opéra. Ce dernier se montre, en effet, peu intéressé à tirer autre chose de cette comédie qu'une gaieté contagieuse. Et, tout au moins, y parvient-il -- ce qui est déjà beaucoup -- en misant sur des acteurs dotés d'un réel talent comique.

















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