J'aimerais ajouter à votre excellente analyse le projet de loi C-20 permettant aux citoyens d'indiquer lors d'une ‘élection' leur premier, deuxième, troisième choix, etc., pour des gens qui pourraient éventuellement être nommés au Sénat. Lors de son témoignage au Sénat plus tôt en avril, le directeur d'Élections Canada soulignait qu'aucun plafond des dépenses n'est prévu pour cette «élection» qui se tiendrait en même temps qu'une élection générale. Cette loi est clairement écrite dans le but de permettre aux partis de dépasser les limites prévues par la loi électorale. En fait, il n'y aurait plus aucune limite. Rien n'empêcherait un candidat cherchant à se placer sur la liste des nominations possibles au Sénat d'être aussi candidat aux Communes ! Mais il pourrait dépenser sans aucune limite ! Pire, même si un candidat pour une nomination au Sénat se retrouvait le premier sur la liste, rien n'obligerait le premier ministre à le nommer.
C'est l'analyse que faisait récemment La Presse canadienne des débats se tenant ces jours-ci au Sénat sur le projet de loi C-20. Est-ce vrai, ou la Presse canadienne a-t-elle perdu la tête?