Sommet des leaders d'Amérique du Nord - ALENA: Harper lance une mise en garde à Clinton et Obama

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

La Presse canadienne
Édition du mercredi 23 avril 2008

Mots clés : George W. Bush, Sommet des leaders d'Amérique du Nord, ALENA, Gouvernement, États-Unis (pays), Canada (Pays)

Stephen Harper en compagnie des présidents américain, George W. Bush, et mexicain, Felipe Calderón.

Photo: Agence Reuters

La Nouvelle-Orléans -- Si un futur président américain manifestait l'intention de rouvrir l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le Canada se trouverait dans une position plus que favorable pour négocier, en raison de la dépendance des États-Unis aux ressources énergétiques canadiennes, a laissé entendre le premier ministre Stephen Harper.

«Nous serons prêts pour toute éventualité», a déclaré M. Harper à l'issue d'une conférence de presse tenue hier dans le cadre du Sommet des leaders d'Amérique du Nord.

La possibilité d'une réouverture -- voire l'abolition -- du traité économique entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, mis en place en 1994, est devenue un thème dominant du quatrième rendez-vous annuel du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité.

M. Harper, le président américain George W. Bush et son homologue mexicain Felipe Calderón ont réagi à de vives déclarations d'opposition à l'ALENA venant des candidats démocrates Barack Obama et Hillary Clinton.

Pendant que MM. Bush et Calderón profitaient de la conférence de clôture, hier, pour faire l'éloge de l'ALENA et rejeter toute notion de réouverture de l'accord, le premier ministre Harper adoptait une position plus spécifique.

«Le peuple des États-Unis aura à se prononcer, et une future administration américaine pourrait avoir une opinion différente [de l'ALENA]», a mentionné le premier ministre canadien. Et tout en insistant sur les bienfaits de l'accord actuel pour les trois pays, M. Harper a laissé entrevoir que sa réouverture ne serait pas nécessairement bénéfique pour les États-Unis.

«Le Canada est le principal exportateur d'énergie des États-Unis. Nous sommes un exportateur stable et fiable», a affirmé M. Harper.

En 2007, le Canada a exporté environ 2,4 millions de barils de pétrole par jour aux États-Unis, une quantité dont la valeur est estimée à 55 milliards de dollars. En incluant les exportations de gaz naturel et d'électricité, le Canada est le plus grand fournisseur étranger d'énergie du marché américain.

«C'est d'une importance capitale pour l'avenir des États-Unis. Et si nous devions envisager l'option d'une nouvelle négociation, je pense, en toute honnêteté, que nous serions dans une meilleure position qu'il y a 20 ans, a renchéri le premier ministre. Et nous serons dans une meilleure position dans l'avenir.»

Et pendant que M. Bush gloussait derrière son micro, M. Harper s'est fait encore plus précis. «Je préférerais discuter de l'avenir, et non renégocier ce dont nous avons discuté dans le passé.»

Plutôt que de revoir l'ALENA, MM. Harper, Bush et Calderón ont tous insisté sur l'importance d'accroître l'intégration des trois pays dans l'ensemble économique nord-américain. «Ce n'est pas le temps de renégocier l'ALENA, ni d'en sortir», a lancé M. Bush lors de son discours de clôture.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com