Sommet des leaders d'Amérique du Nord - ALENA: Harper lance une mise en garde à Clinton et Obama
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Photo: Agence Reuters
La possibilité d'une réouverture -- voire l'abolition -- du traité économique entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, mis en place en 1994, est devenue un thème dominant du quatrième rendez-vous annuel du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité.
M. Harper, le président américain George W. Bush et son homologue mexicain Felipe Calderón ont réagi à de vives déclarations d'opposition à l'ALENA venant des candidats démocrates Barack Obama et Hillary Clinton.
Pendant que MM. Bush et Calderón profitaient de la conférence de clôture, hier, pour faire l'éloge de l'ALENA et rejeter toute notion de réouverture de l'accord, le premier ministre Harper adoptait une position plus spécifique.
«Le peuple des États-Unis aura à se prononcer, et une future administration américaine pourrait avoir une opinion différente [de l'ALENA]», a mentionné le premier ministre canadien. Et tout en insistant sur les bienfaits de l'accord actuel pour les trois pays, M. Harper a laissé entrevoir que sa réouverture ne serait pas nécessairement bénéfique pour les États-Unis.
«Le Canada est le principal exportateur d'énergie des États-Unis. Nous sommes un exportateur stable et fiable», a affirmé M. Harper.
En 2007, le Canada a exporté environ 2,4 millions de barils de pétrole par jour aux États-Unis, une quantité dont la valeur est estimée à 55 milliards de dollars. En incluant les exportations de gaz naturel et d'électricité, le Canada est le plus grand fournisseur étranger d'énergie du marché américain.
«C'est d'une importance capitale pour l'avenir des États-Unis. Et si nous devions envisager l'option d'une nouvelle négociation, je pense, en toute honnêteté, que nous serions dans une meilleure position qu'il y a 20 ans, a renchéri le premier ministre. Et nous serons dans une meilleure position dans l'avenir.»
Et pendant que M. Bush gloussait derrière son micro, M. Harper s'est fait encore plus précis. «Je préférerais discuter de l'avenir, et non renégocier ce dont nous avons discuté dans le passé.»
Plutôt que de revoir l'ALENA, MM. Harper, Bush et Calderón ont tous insisté sur l'importance d'accroître l'intégration des trois pays dans l'ensemble économique nord-américain. «Ce n'est pas le temps de renégocier l'ALENA, ni d'en sortir», a lancé M. Bush lors de son discours de clôture.

