La Canadienne Brenda Martin est reconnue coupable

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La Presse canadienne
Édition du mercredi 23 avril 2008

Mots clés : Brenda Martin, Pénitencier et prison, Justice, Mexique (pays), Canada (Pays)

Guadalajara, Mexique -- La Canadienne Brenda Martin a été reconnue coupable hier, par un juge mexicain, qui lui a imposé une peine de cinq ans de prison et une amende de 35 800 pesos (3400 $CAN).

Le verdict porte un dur coup à Mme Martin et à ses partisans, qui craignent qu'elle ne soit trop fragile pour encaisser cette décision.

Mme Martin, qui n'était pas à la cour au moment du verdict, est sous surveillance étroite à la prison car on craint qu'elle ne tente de mettre fin à ses jours; ses amis affirment qu'elle était terrorisée à l'approche du verdict. Elle a été informée de la décision du juge alors qu'elle se trouvait en prison, quelques instants avant que le verdict ne soit annoncé.

Un porte-parole de l'ambassade canadienne a fait savoir que le gouvernement continuera de suivre le dossier et apportera l'aide nécessaire. Une déclaration venant d'Ottawa était attendue.

Mme Martin est emprisonnée près de Guadalajara depuis le mois de février 2006, en rapport avec une fraude perpétrée sur Internet par son ancien employeur. La dame de 51 ans, une ancienne résidante de Trenton, en Ontario, maintient depuis le début n'avoir rien su de ces activités criminelles. Toutefois, le juge a estimé qu'elle était au courant, à tout le moins, que des fonds illicites étaient en jeu.

Alyn Waage, un ancien citoyen d'Edmonton, a élaboré une combine, le Club Tri-West Investment, qui a permis de flouer quelque 15 000 investisseurs d'une somme globale de 60 millions $US, de 1999 à 2001.

Mme Martin occupait un poste de chef pour Waage à Puerto Vallarta, mais elle a été limogée en 2001 à la suite d'un désaccord concernant la mère de Waage.

Elle a reçu une paie de séparation de 26 000 $ et a investi 10 000 $ dans l'entreprise de Waage. Elle a dit ignorer qu'il s'agissait d'une compagnie frauduleuse, une affirmation que Waage a corroborée lors d'un témoignage sous serment. Le mois dernier, Waage a confié à la Presse canadienne qu'il avait versé à Mme Martin l'équivalent d'un an de salaire parce qu'il avait des remords de l'avoir congédiée. Waage a remis les 10 000 $ à Mme Martin une fois qu'il est devenu clair qu'il était impliqué dans des activités illicites.


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