Voici une parodie du premier paragraphe de l'éditorial de Serge Truffaut sur la campagne de propagande organisée par le Pentagone et l'Administration américaine pour que le peuple américain soutienne l'invasion de l'Irak : « À l'adage selon lequel «la première victime d'une fraude électorale, c'est la démocratie», les dirigeants du Parti conservateur ont collé avec une volonté, une force, une constance inouïes. Grâce au travail de bénédictin, il n'y a pas d'autre mot, Élections Canada, on sait aujourd'hui que ces dirigeants se sont appliqués à l'édification d'une machine de propagande si puissante qu'elle met en relief le dédain que ce parti nourrit à l'égard de la démocratie. » Certes, ces mots sont trop fort, mais ils nous disent vers où nous risquons d'aller.
Si notre élite politique est incapable de suivre les lois et les règlements en vigueur dans le pays, comment peut-il espérer que les entreprises et les particuliers les suivent ?
Je pense que de justifier de tels actes au non de la « raison d'état » ou du besoin de prendre (ou de garder) le pouvoir pour mieux gérer le pays, c'est inacceptable. Le prix en en termes de baisse de la crédibilité en nos gouvernements, en nos institutions et en la démocratie est trop élevé.
Jean-Pierre Aubry