Et puis euh -Le mal d'écrire

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Jean Dion
Édition du mardi 22 avril 2008

Mots clés : Centre Bell, La Peste, Camus, Hockey, Sport, Montréal

Oui, parfaitement, messieurs dames, n'ayons pas peur de nommer la bête: le mal d'écrire. Du genre de celui qui frappe le créatif lorsqu'il doit se mesurer à une situation absurde. L'absurde, disait Camus qui en savait un sacré bout sur la chose, n'est ni dans l'humain ni dans le monde, «il naît de leur confrontation». Si je n'exerçais en tout temps une saine retenue, j'ajouterais: ni dans Canadien ni dans le Boston, mais dans ce 7e match qui sourd à l'horizon. Bien non, il n'est pas encore joué, et c'est là que l'absurdité se révèle: ce Pulitzer que vous parcourez en songeant par-devers vous que vous auriez des choses fort plus utiles à faire, il est écrit avant la partie pour être lu après. Or comment écrire en vue du lendemain à propos d'une joute professionnelle de hockey alors que ladite joute est, justement, avec pas de lendemain? Je trouve qu'il s'agit d'une excellente question avec pas de réponse.

















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