Perquisition de la GRC - Le PCC veut limiter les dégâts
Mots clés : GRC, Parti conservateur du Canada, Parti politique, Justice, Canada (Pays)
Ottawa -- Le Parti conservateur du Canada (PCC) a mis à contribution les spécialistes en communication chargés de son image, hier, dans l'attente de la publication de nouveaux détails embarrassants au sujet de la perquisition menée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans ses bureaux nationaux, la semaine dernière.
Ils souhaitaient faire connaître leur version des faits avant qu'un tribunal de Toronto ne puisse rendre officiellement publiques des copies du mandat de perquisition, d'autres documents reliés à cette affaire ainsi que du matériel utilisé par la GRC et Élections Canada afin de justifier la perquisition.
L'opération a toutefois viré à la comédie lorsque des journalistes qui n'avaient pas été invités par le PCC se sont retrouvés dans le hall d'entrée de l'hôtel pour questionner leurs collègues.
Ceux qui avaient été invités par le parti ont reçu une pile de documents et un CD-ROM contenant le mandat de perquisition, notamment. Les autres médias, dont Le Devoir, n'auront accès à ces informations qu'une fois qu'elles auront formellement été rendues publiques par la cour, aujourd'hui.
Selon certaines sources, les documents confirment ce qui est déjà largement connu, soit que la descente a été provoquée par le différend entourant les dépenses électorales des conservateurs, lors des dernières élections.
Élections Canada fait enquête sur des allégations voulant que le PCC ait fait transiter de l'argent entre son bureau national et des circonscriptions locales dans le but de camoufler l'importance des sommes consacrées à sa campagne publicitaire. Le stratagème aurait permis au parti d'excéder de 1,2 million $ le plafond de dépenses alloué en vertu de la loi.
Vos réactions
Oui, l'écoeurement est tangible. - par Gerry Pagé
Le lundi 21 avril 2008 12:00
La GRC enquête....!! - par ghislaine fortin
Le lundi 21 avril 2008 11:00

