Les conservateurs tournent le dos à des revenus du registre des armes à feu

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La Presse canadienne
Édition du lundi 21 avril 2008

Mots clés : registre des armes à feu, conservateurs, Arme à feu et arme offensive, Gouvernement, Canada (Pays)

Ottawa -- Les conservateurs fédéraux, qui reprochaient autrefois aux libéraux les coûts du registre national des armes à feu, tournent le dos à des revenus potentiels d'une importance supérieure aux dépenses d'exploitation de ce registre, depuis qu'ils sont au pouvoir.

Selon des données fournies à La Presse Canadienne par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), les coûts d'exploitation actuels et projetés des programmes du registre sont établis à 35,9 millions pour trois années fiscales, à compter de 2006.

Durant cette même période, en vertu des nouvelles politiques instituées par le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, le gouvernement a remboursé ou éliminé des droits de permis de propriétaires d'armes d'une valeur estimée à 56,5 millions.

La GRC maintient que l'enregistrement et la délivrance de permis sont des procédures différentes, avec des enveloppes budgétaires distinctes. La police fédérale avance que les revenus tirés de l'attribution de permis ne devraient pas être perçus comme une compensation aux coûts administratifs du registre.

Les députés de l'opposition rejettent du revers de la main cette interprétation et disent que ces chiffres confirment ce qu'ils ont toujours cru, soit que la politique conservatrice est motivée par l'opposition au contrôle des armes à feu, et non pas par une volonté de faire des économies.

«S'il gérait le registre de façon appropriée et ne renonçait pas aux droits, ce gouvernement réaliserait en fait un profit», a affirmé Ujjal Dosanjh, porte-parole du Parti libéral du Canada (PLC) en matière de sécurité publique. «S'il ne veut pas faire de profits, je comprends cela. Nous devrions dans ce cas baisser les droits d'enregistrement et de permis, mais nous assurer que le registre demeure rentable», a-t-il ajouté.

Joe Comartin, porte-parole du Nouveau Parti démocratique en ce qui a trait à la justice, estime logique de penser que le système d'enregistrement et d'attribution de permis devrait être perçu comme un tout et devrait être géré de façon à ne pas se retrouver dans le rouge.


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