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"Cendrillon" dites-vous?

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Fleurette Riverin
Envoyé Le lundi 21 avril 2008 09:00



Monsieur David, si je me reporte aux articles des journaux, dont le vôtre et aux entrevues qu'elle a données, les principales choses que Pauline Marois nous apprend finalement, sont qu'elle s'est acheté des souliers orange à talons hauts avec sa première paye et qu'elle est restée une amoureuse des souliers. Et aussi qu'elle veut absolument nous donner une autre perception de son conjoint Claude Blanchet, en gommant volontairement son image fort égratignée par son passage à la SGF où, et je vous cite "la perte de centaines de millions de dollars lui a valu une pension qui équivaut à une prime de 1.2 million." Elle aura bien de la misère à nous le faire oublier cependant.

Il ne faut pas oublier non plus que son "banquier de gauche" comme elle nous le dépeint après qu'elle ait réussi à le convertir (!), occupait des fonctions très bien rémunérées au Fonds de solidarité et à la SGF et que ce n'était pas faire oeuvre charitable que d'occuper ces postes très recherchés. Au contraire!

Quant au "pont d'or" de 75,000$ versé à Jean Charest par le parti libéral pour compenser la pension fédérale qu'il acceptait de perdre en venant au Québec et dont vous aimez tant parler, la différence est que lui en avait besoin pour vivre parce qu'il était sous-payé, alors que ce montant aurait sans doute été grandement amputé juste pour servir à payer le chauffage et l'entretien du château de la châtelaine.

Vous résumez le livre en quelque sorte en disant: "Malgré tout, il n'est pas interdit d'apprendre quelque chose au lecteur", nous enlevant de ce fait toute idée de le lire. Je dirais même que cela nous donne l'image d'une femme politicienne bien fade, et que jamais un politicien mâle ne serait venu nous parler de ses souliers sans provoquer un immense éclat de rire dans tout le Québec... sauf si c'était pour nous apprendre qu'il avait dû jadis marcher pieds nus parce qu'il ne pouvait se payer des souliers..

Je connais des gens qui auraient eu bien autre chose à acheter que des souliers orange avec leur première paye, mais c'est sûr que tous les rêves ne sont pas les mêmes, sans pour autant vouloir revenir aux mocassins ...

"Cendrillon" dites-vous? Peut-être. Ou encore: "Comment se vendre sans se fatiguer"?... Ou encore: "Racolage dans le sirop d'érable"?... Ou encore: "Parler longtemps, longtemps, pour ne rien dire"?... Je crois que Pauline Marois aurait pu nous dire des choses plus intéressantes et qu'en nous donnant une telle image d'elle-même elle a versé dans la banalité et complètement raté sa cible.

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