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Marginal au Québec? Peut-être pas tant que çà!

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Tim Yeatman
Envoyé Le samedi 19 avril 2008 07:00



Il pourrait y avoir plus de guérilla horticole au Québec qu'on le pense: ceux qui le font ne s'en vantent pas nécessairement. Il y a plus de 15 ans de cela, je trouvais dans mes plate-bandes de fleurs beaucoup de semis d'arbres de toutes sortes, arrivés là par hasard. Pendant plusieurs années de suite, au printemps, plutôt que de détruire ces jeunes arbres en devenir, j'allais les planter rapidement sur la rive de la rivière Richelieu. Le fait que la ville et les riverains coupaient régulièrement les arbres me motivait à le faire.

Je partais avec une pelle et des chaudières pleines de jeunes arbres, des centaines, et j'allais les planter sur la rive, au-dessus de la ligne des hautes eaux, en dérangeant le moins de terre que possible pour éviter l'érosion et le désèchement du sol. Les lapins bruns à queue blanche (cottontails) et les siffleux en ont mangés beaucoup, mais on trouve quand même aujourd'hui des arbres ados qui ont survécus à la sécheresse, aux marcheurs inconscients et les animaux: des érables, des tilleuls, des chênes, des chèvrefeuilles, des pommiers et d'autres.

J'encourage les lecteurs qui ont la possibilité et le goût de faire du guérilla gardening de le faire: çà nous donne une sensation particulièrement agréable du travail accompli.

Johanne Dion
sur le courriel de son conjoint

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