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Aristophane et la guerre...

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Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le vendredi 18 avril 2008 11:00



Pourtant les grecs avaient écrit un des premiers manisfeste féministe sublime, c'était celui d'Aristophane,avec son "Lysistrata" où on lit que les femmes se sont révoltées contre la guerre et l'absence des hommes. Alors elles leur refusèrent les ébats amoureux. Certes les grecs aimaient beaucoup les débats mais l'un n'empêche pas l'autre.
Les japonaises du 14ième siècle portaient le fameux "Kazuki" connu de tous et qui enveloppait complètement et permettait à ces dames de cacher leur visage au regard des hommes. Il n'y a rien de nouveau dans ce sens. Nous, on a tout fait pour dénuder ces corps féminins. C'est à se demander si ce n'est pas à l'inverse, le même abus de pourvoir?

CALONICE. - Mais quel acte insensé ou éclatant pourraient faire les femmes, qui restent toujours à la maison, bien fardées, bien parées, vêtues de robes jaunes, de cimbériques (03) flottantes, et chaussées de péribarides (04) ?
LYSISTRATA, - C'est précisément là ce qui nous sauvera, je l'espère ; oui, les petites robes jaunes, les parfums, les péribarides, l'orcanette (05), les tuniques transparentes.
CALONICE. - Et de quelle manière ?
LYSISTRATA. - De telle façon que nul des hommes d'aujourd'hui ne portera la lance contre les autres...
(Plus loin)...
LYSISTRATA. - Il faut donc nous abstenir des hommes... Pourquoi détournez-vous les yeux ? Où allez-vous ? Holà ! Pourquoi vous mordre les lèvres et secouer la tête ? Vous changez de visage ! vous versez des larmes ! Le ferez-vous, ou ne le ferez-vous pas ? Que décidez-vous ?
MYRRHINE. - Je ne saurais le faire. Que la guerre continue !
CALONICE. - Ma foi, ni moi non plus. Que la guerre continue !
LYSISTRATA. - C'est toi qui dis cela, belle barbue ? Tout à l'heure tu prétendais donner la moitié de ta personne.
CALONICE. - Oui, pour toute autre chose que tu voudras : fallût-il passer au milieu des flammes, je suis prête à marcher! tout, plutôt que s'abstenir de cela, car ce n'est pas possible, ma chère Lysistrata.
LYSISTRATA. - Et toi ?
MYRRHINE. - J'aime mieux aussi passer au milieu des flammes !
LYSISTRATA. - O sexe dissolu ! je ne m'étonne pas que nous fournissions des sujets de tragédies ! Nous ne sommes bonnes qu'à une seule chose. O ma chère Lacédémonienne ! car toi, si tu restes seule avec moi, nous pouvons encore tout sauver ; seconde mes projets.
LAMPITO. - Par les déesses, il est bien difficile pour des femmes de dormir toutes seules. Il faut pourtant s'y résoudre ; car la paix doit passer avant tout.

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