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L'arnaque continue

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Fernand Trudel (trudel.f@videotron.ca)
Envoyé Le vendredi 18 avril 2008 08:00



À l'heure ou Montréal n'est même pas capable de recycler ses déchets et que son réseau de distributioon d'eau potable est une passoire, on voent essayer de nous imposer les bourse de carbone comme celle contrôlée par Al Gore à Chicago.

Vous savez pourquoi l'ONU taper du pied??? Voici un texte provenant dans un bloque francais appelé La page Lepage et dont le titre de l'article est «L'alternative libérale à Kyoto».

Une première approche est de répondre en adoptant une position qualifiée de « climat sceptique ». Celle-ci consiste non pas à nier la réalité de tout réchauffement, mais à mettre en doute la valeur scientifique et prédictive des extrapolations sur lesquelles se fondent les scénarios éco-catastrophistes dont rafollent les médias.

Personnellement, je me sens chaque jour un peu plus « climat sceptique ». Les nouvelles informations que nous apportent les progrès de la climatologie depuis quatre ou cinq ans tendent plutôt à relativiser le caractère exceptionnel du réchauffement intervenu depuis les années cinquante - c'est à dire depuis que l'on peut vraiment incriminer le facteur des activités humaines. Mais adopter une telle position, dans le climat actuel de paranoïa scientiste et quasi-religieuse qui caractérise tout ce qui se rapporte de près ou de loin au réchauffement, est le meilleur moyen d'être sûr de ne pas être entendu. Ce qui n'est pas très efficace.

Une seconde voie consiste à admettre la plausibilité d'une certaine menace climatique, et à y répondre par la voie d'une démarche « adaptative ». C'est l'argument développé à partir de 1995 par nos amis travaillant dans des instituts comme le CATO, ou le CEI (Competitive Enterprise Institute de Fred Smith). L'idée, en gros, est que c'est fondamentalement en devenant plus riche, en libérant les facteurs de l'innovation technologique, et donc en évitant de multiplier les obstacles au libre fonctionnement de la dynamique d'une économie de marché et de concurrence, que les hommes seront les mieux à même de se doter des moyens de se protéger et de s'adapter aux conséquence d'un réchauffement dont il n'est pas encore prouvé qu'il soit nécessairement aussi catastrophique qu'on nous le promet.

Cette approche se fonde sur deux intuitions justes. D'abord le caractère limité et très incertain de la connaissance scientifique sur laquelle se fonde le discours réchauffiste à la mode. Ensuite le fait que Kyoto est une usine à gaz de type planiste qui n'atteindra jamais ses objectifs, mais tuera certainement toute croissance économique, privant ainsi l'humanité des moyens dont elle aurait pu bénéficier pour s'ajuster en souplesse aux changements climatiques que nous ne sommes pas encore en mesure de prédire avec certitude.

Mais elle atteint rapidement ses limites. D'abord en ce qu'elle reste essentiellement théorique et abstraite: il est difficile de donner des exemples concrets de ce que pourraient être ces processus d'adaptation. Ensuite parce qu'il s'agit d'un courant dont les principaux auteurs ne font jamais mystère de leurs convictions climat-sceptiques. Ce qui ruine la crédibilité de leurs appels pour une stratégie adaptative comme alternative à la traditionnelle approche de type planiste.

Peut-être que les deux auteurs du rapport « The Wrong Trousers » auront plus de chance d'être écoutés. Les deux britanniques admettent en effet d'emblée qu'il existe un problème sérieux de réchauffement qui requiert une intervention publique. En sont-ils eux-mêmes convaincus ou non ? Je n'en sais rien. Mais l'essentiel est que, pour eux, la question n'est pas discuter s'il faut ou non que les pouvoirs publics agissent; mais seulement d'étudier comment. Les deux problèmes sont radicalement dissociés.


Partant de là, se fondant sur une approche typique de « Public Choice » à la Buchanan ou la Downs, ils se livrent à une critique dévastatrice de la stratégie adoptée lors de la Conférence de Kyoto. Montrant qu'il ne s'agit que d'une « illusion d'action », qui enferme l'actuelle approche mondiale de lutte contre le réchauffement dans une véritable impasse idéologique, ils en déduisent ce que pourraient être les principes d'une stratégie alternative praticable fondée sur des processus d'adaptation.

Leur critique du Protocole de Kyoto est d'une grande profondeur. Jusqu'à présent je n'avais jamais rien lu d'équivalent. L'analyse est sans appel. Il n'y a strictement aucun espoir de voir les outils mis en place depuis maintenant près de vingt ans jamais produire le moindre résultat climatique significatif. Le problème n'est pas seulement que cela va conduire à sacrifier la croissance, mais, plus fondamentalement encore, que le système ne pourra jamais livrer ce pour quoi il a été conçu.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'une politique, même réfléchie, ne s'écrit jamais sur une ardoise vide. Qu'ils soient diplomates ou ingénieurs, ceux qui inspirent les politiques s'inscrivent toujours dans les rails d'expériences précédentes qui passent, à tort ou à raison, pour être des modèles de succès.

En l'occurrence, Kyoto est par exemple le petit cousin en ligne directe de l'accord mondial sur l'élimination des Chlorofluorobenzénes (le trou d'ozone). Les outils adoptés ont été inspirés par la manière dont les américains ont négocié entre eux une solution au problème des pluies acides (la création d'un marché de permis de polluer); cependant que les célèbres négociations américano-soviétiques des années quatre-vingt pour la réduction des armements nucléaires ont clairemen servi de maquette pour définir comment s'y prendre et mener les négociations (modèle des grands sommets, quantification des objectifs).

Or, insistent Prins et Rayner, le réchauffement climatique est une question dont le niveau de complexité n'a rien à voir avec tout ce qui a précédé. Même dans le cas d'une négociation mondiale, le nombre d'acteurs réellement concernés restait relativement limité, voire très limité (USA/URSS). Par ailleurs, comme dans le cas des CFCs, mais à la différence de la situation qui caractérise encore la science des climats, il s'agissait de domaines pour lesquels on pouvait raisonnablement considérer que l'on disposait d'à peu près toute la connaissance scientifique nécessaire. Enfin (cas du SO2), il y avait une unité de juridiction qui, comparé à un accord de type universel impliquant un très grand nombre de signataires, facilitait grandement la mise en application et le respect des décisions prises. Le résultat de cette confusion des genres, concluent les deux professeurs britanniques, est que Kyoto a enfermé la communauté internationale dans une approche qui exclue d'emblée la prise en compte de toute stratégie alternative, autre que quantitative et planiste.

L'aspect le plus remarquable de leur travail est qu'ils fondent leur analyse sur une conception très « Hayékienne » de la connaissance et du savoir. Dans les domaines à régulation hyper-complexe, où l'incertitude sur ce que l'on sait réellement est très grande, ce qui importe le plus n'est pas tant ce que l'on sait pour de bon, que ce que l'on ne connaît pas, et que l'on n'aura plus jamais aucune chance de savoir si, entretemps, on détruit les incitations individuelles qui commandent la découverte de nouvelles connaissances. Autrement dit, avant tout autre objectif, ce qui compte est d'assurer la permanence des processus humains et institutionnels qui permettent l'accumulation de nouveaux savoirs dont nous ne pouvons même pas savoir ce qu'ils seront.

C'est cette approche, en termes de philosophie de la connaissance, qui, pour ce qui concerne le réchauffement climatique, indépendamment même des critiques portées aux solutions de type planiste, les conduit à plaider la supériorité d'une stratégie de réponse de nature adaptative. Si, en plus, on tient compte de ce que l'on sait de la nature perverse des modes d'intervention et de régulation centralisés (voir plus haut), alors il n'y a pas photo. Une stratégie d'adaptation est la seule qui apporte la certitude d'obtenir au moins certains résultats, aussi limités et incertains soient-ils. Les conditions du pari pascalien se trouvent radicalement inversées : c'est la prudence même qui impose d'abandonner le tout ou rien du principe de précaution, et d'y préférer le principe d'une démarche adaptative reposant sur des structures sociales de décision décentralisées et concurrentielles. Autrement dit, une démarche d'action libérale.

Comme je l'ai déjà dit, j'ai une percetion personnelle du réchauffement climatique qui est radicalement plus sceptique que celle de Prins et Rayner. Mais je n'en trouve pas moins leur approche brillante. Elle renouvelle la réponse libérale au problème, et libère son expression d'a prioris défavorables qui entravent sa transmission.

voici le texte de nos deux britanniques:« The wrong Trousers»

http://www.martininstitute.ox.ac.uk/NR/rdonlyres/
06C527B7-D0DA-4D57-A38C-EDD6C5863112/0/
TheWrongTrousers.pdf

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