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La porte d'en arrière pour des avortements de caves

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Tim Yeatman
Envoyé Le vendredi 18 avril 2008 07:00



Il faut avoir passé la moitié de son adolescence terrifiée de tomber enceinte d'une façon ou d'une autre pour regarder l'aisance de passage de cette loi C-484 et à la fois bouillir d'indignation et avoir froid dans le dos.

Personne ne se rappelle des avortements sanglants de ruelles et de caves du temps que l'avortement était illégal? La décision de se faire avorter est bien assez difficile à prendre sans la culpabilité additionnelle d'en faire un acte criminel!

Moi, je me rappelle des discussions de cuisine où mon père nous assurait un voyage aux États-Unis en catimini, malgré les frais et les difficultés, pour nous assurer un avortement dans des conditions sanitaires convenables, si l'urgence se présentait.

Personne ne se rappelle de la lutte qu'a mené le Dr Morgentaler? Des manifs dans la rue pour que les femmes aient droit de décision sur leur corps?

Cette loi C-484 nous mène dans une pente très glissante: je plains les jeunes filles de demain et notre pays tout entier qui se range de plus en plus vers la droite.

Johanne Dion
sur le courriel de son conjoint

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