Jeux olympiques - Un premier test pour le stade de Pékin

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AFP
Édition du vendredi 18 avril 2008

Mots clés : Fédération internationale d'athlétisme, Stade olympique, Jeux olympiques, Chine (République populaire) (Pays)

Le tout nouveau stade de Pékin est surnommé le «Nid d'oiseau» en raison de sa structure particulière.

Photo: Agence Reuters

Pékin -- L'emblématique Stade olympique de Pékin, plus connu sous le surnom de «Nid d'oiseau» en raison de sa structure en branches d'acier entrelacées, va passer aujourd'hui son premier test en accueillant le challenge de marche organisé par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF, en anglais).

Ce stade, qui a coûté 500 millions $US, accueillera les cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques et les épreuves d'athlétisme de l'événement.

Quelque 20 000 spectateurs sont attendus aujourd'hui à l'occasion de l'International Race Walking Challenge, premier grand rendez-vous sportif du stade auquel devraient prendre part 33 athlètes issus de 10 pays et régions.

Il s'agit là de l'un des 42 tests grandeur nature que les organisateurs ont programmés avant l'ouverture des jeux.

Situé à proximité du «Nid d'oiseau», le Centre national de natation, surnommé «Cube d'eau», constitue l'autre site remarquable des JO. Achevé en décembre dernier, il a accueilli son premier événement-test en février, l'Open de Chine de natation.

Si les travaux se poursuivent dans l'enceinte du Stade olympique, l'essentiel de sa structure est en place et les athlètes en compétition aujourd'hui ne devraient aucunement être gênés.

Vice-président exécutif du Comité d'organisation des JO, Yang Shu'an a assuré que les événements préolympiques ont pour but de s'assurer que «tout fonctionne bien».

Vague de protestation

Il était initialement prévu que les 31 sites olympiques soient tous achevés fin 2007 mais les organisateurs ont expliqué que le stade national serait finalement terminé plus tard, probablement en mai, en raison des travaux supplémentaires que requiert l'organisation des cérémonies d'ouverture et de clôture.

Certaines installations doivent encore être mises en place et notamment une partie des 90 000 sièges.

Alors que la Chine affronte une vague de protestation au sujet du Tibet et des droits de la personne, les travaux concernant les infrastructures des jeux ont rencontré plusieurs problèmes d'envergure même si le Comité international olympique (CIO) a, à plusieurs reprises, loué les préparatifs.

Le chantier du grand stade a commencé en décembre 2003, sa construction ayant été attribuée au Consortium de conception englobant Herzog et de Meuron, en Suisse.

Les travaux ont ensuite été interrompus en août 2004 lorsque fut décidé de supprimer le toit rétractable, et avec lui quelque 9000 places, dont le coût avait été jugé excessif.

Engagés dans une course contre la montre, les organisateurs avaient ensuite recruté des bataillons d'ouvriers venus des campagnes pour rattraper le retard.

Le Sunday Times a rapporté dimanche que les autorités chinoises, ont «couvert» le décès d'au moins 10 ouvriers.

Le journal affirme que les officiels chinois ont acheté le silence des familles des victimes en leur payant une compensation financière élevée, d'environ 28 000 $, alors que les ouvriers non qualifiés gagnent environ 6,50 $ par jour, et les soudeurs qualifiés, moins de 8,90 $.

Après de multiples dénégations, les autorités chinoises ont finalement admis que deux ouvriers étaient morts sur le site, l'un en 2006 et l'autre en 2007.


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