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St-Gilles / Merven et le bilinguisme auto-destructeur

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Jean Dunois
Envoyé Le vendredi 18 avril 2008 13:00




Je crois, au contraire, M. Merven, que M. St-Gilles a oublié de vous inclure dans sa « liste » (parmi des semblables, tels Gerry Pagé et autres Claude Archambault : si tant est que vous ne soyez pas un pseudonyme de ce dernier, ainsi qu'il en fut fait état déjà).

Car enfin, lorsque l'on écrit des invraisemblances semblables (www.ledevoir.com/2008/04/18/commentaires/0804181008405.html) pour la x ième fois, eh bien on est fort mal logé pour traiter qui que ce soit de « grotesque ».

Votre conscience politique, linguistique et culturelle, hélas, M. Étienne Merven, s'apparente à celle d'un enfant qui répèterait tout bonnement ce qu'il entend de la bouche de sa maman ou de son papa (une Céline Hervieux-Payette ou un Denis Coderre, comme par surcroît...).

C'est curieux. C'est unilingue pratiquement partout dans l'ensemble des pays du monde (y compris la Suisse ! où chaque région est rigoureusement unilingue allemande, française, italienne, sans compter l'«exception» romanche), et lorsqu'il y a plusieurs langues, c'est fermement balisé de l'une à l'autre sur tous les territoires impliqués.

Or dans ce beau bilingual Country qu'est le Kanada, il n'y a qu'au Québec que le bilinguisme soit dangereux ou menaçant pour l'autre langue. En effet, le français ne constitue d'aucune manière une menace en Canada hors-Québec. Et pourtant le français y est systématiquement réprimé, ignoré dans le meilleur des cas.

Or il se trouve que c'est au Québec que se développe le plus massivement ce bilinguisme. C'est-à-dire : là où il se révèle suicidaire pour l'identité du peuple concerné. Et ce, avec l'assentiment absolument inacceptable de notre propre gouvernement ! Que dis-je : avec son encouragement tous azimuts, en dépit des dénégations de Tartuffe des Christine St-Pierre mais surtout du premier ministre en personne. Un Don Cherry ou un Beryl Wajsman n'agiraient pas autrement...

Aussi, continuez à traiter de « grotesques » les gens lucides qui possèdent encore un sens de la dignité, M. Merven. Ça vous va très bien.

Car il est bien connu que pour l'imbécile, tout ce qui ne partage pas son imbécilité est pour lui parfaitement... imbécile. Je ne dis pas cependant que vous êtes forcement un imbécile. Je dis seulement - et là avec certitude, il est vrai - que votre conscience politique est tout simplement celle d'un individu : ou inculte, ou borné, ou ignorant.

Ou colonisé. Profondément colonisé.
(réponses non exclusives également possibles...)

Bref. Quand c'est anglais tous azimuts, c'est très bien: il n'y a rien à redire (d'ailleurs, M. Merven ne s'en est jamais offusqué). Toutefois, quand c'est français, c'est intolérant, fermé, voire... grotesque.

Cela dit, vous posez une question dans votre commentaire, M. Merven : en quoi ce bilinguisme est-il répréhensible ? Or comme je veux bien vous accorder le bénéfice du doute, et croire que vous êtes sincèrement disposé à réfléchir honnêtement à votre « position », voici de quoi alimenter cette réflexion (l'article s'intitule « Les Bilinguistes ». Tout n'y est pas dit, certes, mais je crois que l'essentiel y est affirmé avec force) : http://www.vigile.net/article3679.html

En espérant réflexion, je vous salue, M. Merven.

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