Effet de serre - Bush veut stopper la croissance américaine des émissions d'ici... 2025

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AFP
Édition du jeudi 17 avril 2008

Mots clés : George W. Bush, Effet de serre, Climat, Gouvernement, États-Unis (pays)

Washington -- Le président George W. Bush a assigné hier aux États-Unis l'objectif d'arrêter la croissance de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 sans toutefois annoncer de nouvelle mesure précise ou contraignante, selon les extraits d'un discours.

Selon ces extraits publiés par la Maison-Blanche, M. Bush a proposé d'atteindre cet objectif en appliquant pleinement les textes américains existants, en encourageant les solutions technologiques et en favorisant le nucléaire et le charbon propre. «La croissance des émissions ralentira au cours de la prochaine décennie, s'arrêtera d'ici 2025 et commencera à s'inverser ensuite, à la condition que la technologie continue de progresser», a-t-il dit. Pour atteindre cet objectif, M. Bush a préconisé une stratégie devant «construire sur les solides fondations que nous avons en place».

«La mauvaise manière» de combattre les changements climatiques, c'est de «doubler les mandats» ou de «réclamer des réductions soudaines et draconiennes des émissions qui n'ont aucune chance de se réaliser et toutes les chances de nuire à notre économie», a dit M. Bush, qui s'est jusqu'alors opposé à des quotas d'émissions.

Discussions à Paris

Les principales économies de la planète se retrouvent aujourd'hui à Paris pour deux jours de discussions informelles sur la lutte contre les changements climatiques, amorcées par les États-Unis.

Après un premier sommet en septembre 2007 à Washington, suivi d'une réunion d'experts en janvier à Hawaii, la troisième édition des MEM (Major Economies Meeting) devait être plus particulièrement consacrée aux possibilités de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) par secteur de production (sidérurgie, électricité, etc.) et aux transferts de technologie.

Les MEM, qui réunissent le G8 des pays les plus industrialisés et les grandes économies émergentes notamment, représentent 80 % des émissions mondiales de GES, dont près de la moitié pour la Chine et les États-Unis.

Les États-Unis restent le seul pays industrialisé à ce jour à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto, qui n'impose d'engagements contraignants qu'aux pays développés.

En fin de mandat et en pleine période électorale pour le scrutin présidentiel de novembre, l'administration américaine semble vouloir multiplier les déclarations apaisantes. En février, un haut responsable de la Maison-Blanche avait assuré que son pays était «prêt à intégrer un accord international contraignant de réduction des émissions [...] au sein duquel toutes les grandes économies prendraient des engagements similaires».

Les États-Unis espèrent obtenir des MEM la publication d'une déclaration, sans doute lors du sommet du G8, en juillet au Japon. Un comité de rédaction a d'ailleurs été créé à cette fin à Hawaii.


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