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Gravissimes conséquences des perquisitions policières.

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Gerry Pagé
Envoyé Le dimanche 20 avril 2008 09:00



Ottawa deviendra-t-elle la Capitale des Scandales politiques? Le Chicago des Mafias de l'époque de la prohibition? C'est de toutes parts que des assoiffés et affamés de juteux embrouillaminis y viennent grenouiller. Les attaques verbeuses, les comportements délinquants et les flots d'inepties qui se succèdent, au théâtre burlesque et grotesque de la Chambre des COMMUNS d'Ottawa, sont symptomatiques d'une incurie galopante.

C'est maintenant au tour de l'influent avocat et DG d'Élections Canada, Me Marc Mayrand, d'obtenir d'un juge «disponible et empressé», un mandat de perquisition, ciblant les Conservateurs de Stephen Harper. Il semble avoir obtenu un tel mandat comme on obtient un sac de peanuts, au dépanneur du coin. Braquées par les intimidants gardes chiourmes de la GRC et disciples d'un l'ex-dirigeant de gênante mémoire, nommé Giuliano Zaccardelli, les tactiques auxquelles a donné lieu la manoeuvre choisie par le Commissaire William H. Corbett, ont convoqué tous les éclats propres aux provocations, aux confrontations qui n'ont de but ultime que celui d'éclabousser les instances de l'autorité politique, dans ce dernier cas.

Jamais, Jean Chrétien n'a été éclaboussé de la sorte! Et Diable sait mieux que Dieu qu'il y aurait eu matière. C'est à se demander, sérieusement, si ce n'est tout simplement pas une saga téléguidée par les pions du PLC dont la Fonction publique canadienne est truffée. C'est à se demander s'il ne s'agit pas d'une saga ficelée à l'envol d'un drone piloté par un esprit machiavélique libéral, ne cherchant que distraction et récréation, diversion et obstruction, au moment où l'affaire Corbeil, par hasard, vient de paralyser tous les dentiers des bégaiements et autres prothèses de la jactance ampoulée des libéraux Stéphane Dion, Bob Raie, Michael Ignatieff, Denis Coderre (tous candidats à la chefferie) et autres squatters de la maison hantée du Scandale des détournements de fonds et des autres exercices criminels, ficelés aux épaves et aux pourritures des Commandites libérales fédérales.

À moins qu'il s'agisse d'une bombe à retardement, Élections Canada joue aux justiciers. Munis de pouvoirs pour le moins exceptionnels qui les placent au-dessus de l'Autorité civile du Chef de l'État, Élections Canada tentent le grand risque de se faire justice, avec la collaboration des intimidants robots de la GRC. L'intimidation massive et le viol des lieux sont des formes éculées d'un bolchevisme matraqueur des plus crasse, de la part du DG Mayrand et du Commissaire Corbett. La perquisition sauvage d'Élections Canada, est non seulement scandaleusement disproportionnée et honteusement démesurée, à la limite, mais aussi et surtout, ce débarquement de polices dans les bureaux du parti conservateur, à Ottawa, ne tient-il pas son culot de prétentions, probablement sommaires et possiblement partisanes, laissant croire qu'on aura pu y retrouver des preuves d'activités criminelles, à défaut d'avoir pu en fabriquer? Qui ne se souvient pas de l'Affaire Maher Arar?

Ce genre de manoeuvre de dernière instance, n'est-il pas extrêmement dangereux, en considération de l'équilibre précaire de la démocratie canadienne, démocratie que le gang libéral de Chrétien a quasiment foutue par terre? Les auteurs et collabos de cette perquisition aussi farouche qu'ombrageuse, laissent entendre très clairement qu'il y a crime et/ou banditisme appréhendé, chez les Conservateurs du Canada. Ça tient de l'euphorie et conjoncturellement du délire! Mais aussi, ça peut tenir du totalitarisme, rien de moins. Ça sent un certain intégrisme qui sévit dans une Fonction publique fédérale truffée et infiltrée de libéraux issus des rangs de l'organigramme triangulaire Trudeau, Chrétien et Martin.

D'une part, si cette saga des plus loufoque devait échouer à faire la preuve soutenant ses prétentions, croyant que le fracas des bousculades policières servira sa mission, Élections Canada, en tout premier lieu, devra se voir facturer le total des torts que le PC en aura subis, via la soustraction de postes, en équivalence, ou via la soustraction des sommes au total des allocations et subventions statutaires. De plus, si cette perquisition policière et sauvagement médiatisée s'avère nulle, un autre échec, Marc Mayrand et William H. Corbett devront être congédiés sur le champ, sans primes de quelque nature soient-elles et faire l'objet de poursuites.

D'autre part, si Stephen Harper est reconnu coupable d'avoir enfreint les lois et les règles régissant les élections, force lui sera de démissionner sur le champ et de faire l'objet de poursuites.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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