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Le vocabulaire sur la chasse est manipulateur!

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Diane Bernier
Envoyé Le dimanche 13 avril 2008 21:00



Pour Marcel Duquette, ancien chasseur lui-même, dans son livre " Feu sur la chasse" démontre comment le vocabulaire sur la chasse est manipulateur : "Ainsi donc, le chasseur ne tue plus, il "prélève". Dans la même veine, le trappeur ne piège pas les bêtes à fourrure, il "fait de l'aménagement". On ne prend plus les lièvres au collet, on les "récolte" pendant que les pêcheurs, de leurs côtés, taquinent gentiment le poisson. Ce ne sont que quelque-uns des euphémismes qui jalonnent le discours des militants de la chasse. Un discours farci de faux-fuyants, de détours, de contradictions, même dans les termes: trappage humanitaire, chasse écologique... Il a atteint une grande partie de son objectif . Il est devenu commun chez les chasseurs et ceux qui, de près ou de loin, tirent profit de la chasse, en plus d'être repris par le public qui adopte inconsciemment ce vocabulaire dans les conversations courantes, ignorant son caractère endoctrinant."

Pour Alain Perret du groupe français "Exclus Sauvages", les chasseurs sont loin d'être des écolos, plutôt des tueurs en série: "Nous sommes tous des animaux. Les chasseurs sont des bêtes sanguinaires que l'on devrait capturer, enfermer, voir soigner pour les empêcher de nuire (...) La chasse est révélateur de l'extraordinaire injustice des hommes. C'est flagrant et écoeurant. On peut faire confiance au chasseur pour imaginer les pires inventions technologiques, les pires malhonnêtetés, la plus grande mauvaise foi, pour satisfaire ses pulsions de serial-killer. Son plaisir est de tromper, traquer, piéger, épuiser, humilier, torturer, pour flatter sa vanité de matamort maniaque! . L'être humain n'est pas le roi de la création. Ce n'est qu'un animal qui a souvent mal tourné et qui se prend pour le roi face à ses sujets. La vanité l'aveugle au point de décider du sort des autres animaux . Nous ne sommes pas les propriétaires de la terre. Ce n'est pas notre domaine. C'est celui dans lequel nous évoluons (avec maladresse ) en même temps que les autres êtres vivants qui tentent d'y survivre. C'est une imposture que de vouloir mettre l'être humain au dessus des autres animaux. C'est le coeur du problème".

"Quand on parle de la psychologie de la chasse,
la notion de machisme surgit très rapidement."
(Randall Lockwood, psychologue)

La chasse n'est pas un sport. Un sport implique une compétition entre deux participants ou deux équipes bénificiant des mêmes avantages, soumis aux mêmes règles, aux mêmes risques et consentants. Son but ultime est de favoriser l'épanouissement de chacun, gagnants ou perdants, il ne saurait en aucun cas comporter la notion de victime. Les dés sont pipés d'avance, la victoire et le plaisir toujours du même côté. La seule règle est de tuer, à une distance sécuritaire, un être sans défense forcé de subir le harcèlement et dont la seule chance possible est d'échapper à ses assaillants... jusqu'au prochain match. À la chasse, l'animal n'est jamais sur son terrain, il est en territoire occupé." (Marcel Duquette, auteur de "Feu sur la Chasse")

Encore une foi, l'argent, et la volonté d'enrichir le droit à l'autodétermination des revendicateurs du droit de polluer et de tuer, auront de leur coté, les medias, les industries, et les chiens de garde (le gouv.) en margent de ce faire plaisir lorsqu'ils siègent tous ensembles à la même table : La table du pouvoir en place.

Chasse, un acte de bienfaisance envers les animaux?
http://ahimsa.monblogue.branchez-vous.com/

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