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Libération animale et humaine

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Marjolaine Jolicoeur
Envoyé Le dimanche 13 avril 2008 19:00



Etonnant comment les propos du courageux capitaine Watson font l'affaire pour mettre dans le même sac tous les défenseurs des animaux: hypocrites,fanatiques,haineux de la race humaine. Au bûcher les hérétiques de la cause animale, ces Ayatollah du tofu qui s'opposent à l'Inquisition des medias. Pourtant la non-violence envers les animaux n'est pas un concept arrivé par soucoupe volante d'une lointaine planète. Quelle ignorance et quel mépris!

Evidemment il est plus rassurant de ne pas se poser trop de questions, de ne pas remettre en cause notre relation éthique avec le monde animal. De continuer à exploiter ceux qui nous ressemblent tant - mais à qui nous refusons une âme - dans les abattoirs, les laboratoires ou sur les banquises ensanglantées. Cette perception judéo-chrétienne, patriarcale de domination où l'humain en haut d'une pyramide exploite tous les autres vivants, des esclaves à son service, ne peut pourtant plus continuer d'exister. Il serait peut-être plus qu'urgent de ressentir que nous sommes reliés et interdépendants, dans un cercle de compassion. Et d'avoir un peu plus d'empathie pour la souffrance de l'autre. Car les animaux sont présentement les innocentes victimes de cette vision du monde qui soutient que «certaines vies ont plus de valeur que d'autres, que les tout-puissants ont le droit d'exploiter les impuissants et que les faibles doivent être sacrifiés pour les plus forts» (Steven Simmons)

Au cours des âges, à toutes les époques et civilisations de grands esprits ont dénoncé la violence faite aux animaux, tout comme celle faite aux humains : Pythagore, Plotin, Plutarque, les esséniens,Henry David Thoreau etles transcendentalistes, les gnostiques, les cathares, Gandhi, Albert Schweitzer, Albert Einstein, George Bernard Shaw, Marguerite Yourcenar, Leonard de Vinci, Bouddha,ect, ect. «Tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille«,a dit Leon Tolstoi. Plus d'une soixantaine de personnalités dans le monde, éthiciens, professeurs de philosophie et écrivains ont co-signé avec le révérend Lindsay de l'Université d'Oxford un document concluant que la chasse aux phoques est cruelle et immorale: http://www.infurmation.com/pdf/FINAL-Respect2006-a_Revised.pdf

Malgré toutes les résistances, les insultes et cette appellation péjorative «d'animaliste» inventée par un chasseur pas de coeur, la chasse aux phoques est appelée à disparaitre comme un vestige d'un temps archaique où l'humain ne se voit qu'en prédateur. Les abolitionnistes sont bien là pour rester et ils prendront de plus en plus la parole,n'en déplaise aux attardés qui ne veulent ni se changer ou changer le monde. Car il y a une vérité toute simple que beaucoup sont incapables de comprendre dans leur conscience: en libérant les animaux on se libère soi-même.

vegetarisme@hotmail.com

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