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La tragédie du Tiquébéc: droit dans le mur, pis drette dans le fond
1) l'impot sur le revenu est beaucoup trop élevé au Québec, et fait fuir les entreprises et les contribuables 'rentable' (désolé, mais faut bien qu'il y'en ai qui paient pour les autres, le Québec c'est pauvre-pauvre-pauvre; si vous le faites partir, accrochez-vous à vos tuques; l'impot sur le revenu est rendu dans la zone des retours négatifs, avec une assiette fiscale qui s'atrophie de plus de 1% par an (ce qui est énorme).
2) On ne peut pas augmenter les taxes a la consommation, comme cela s'est fait dans plusieurs pays comparables au Québec (Norvège, Suède, Irlande, NZ), car dans le contexte nord-américain ceci provoquerait une épidémie de magasinage trans-frontalier (y compris en Ontario et au NB voisins), et le secteur des services et de la distribution ne tiendrait pas le coup (tiens, Legault y'avait pas pensé à ça coudonc). À la rigueur, le gouvernement aurait pu faire un bon coup en récupérant les 2% de TPS abandonnée par le fédéral, mais pour ça il aurait fallu qu'il ne soit pas complètement émasculé... ce qui ne risque pas de s'arranger vu qu'on est promis pour une loooongue série de gouvernements minoritaires, entre un parti de pissous, un parti de fous, et un parti de twit, la politique provinciale québécoise passe le mur du çon à toutes les semaines.
3) Les tarifs publics québécois sont non seulement les plus bas au pays, ils constituent l'équivalent d'un boulet que la province se met elle même au pieds: sans tarifs universitaires concurrentiels, c'est pas les pogroms contre les étudiants français, comme proposés par Mr. Jacques Noël, qui vont rétablir les finances des universités. Avec des tarifs d'électricités qui ne suivent pas la musique, c'est l'équivalent de puiser dans le bas de laine des Québécois pour investir *exprès* dans une business non-rentable; avec l'absence de péages pour financer les route, Le Burkina-Faso nous fera bientôt honte.
Bref, vous pouvez bien grimper dans les rideaux et hurler au néo-libéralisme sauvage, c'est ça ou les coupures à blanc dans les services publics. Or avec un gouvernement qui gère la province comme une équipe de macaques ivres manoeuvrant un supertanker dans les récifs, ça s'en va pas juste dans le mur, ça s'en va dans le fond.
Alors à en juger par le nombre d'autruches qui commentent l'article de Mr. Sansfaçon, il est préférable de sauter du navire ou d'enfiler son masque à oxygene tusuite. Donc, râlez, râlez petits bolides, ça vous réchauffera quand vous barboterez dans l'eau glacée, comme les passagers du Titanic après l'iceberg.
