Transformer cette citation de James Lovelock en slogan éco-pessimiste est carrément répugnante; elle résume notre égoïsme et justifie toute inaction. James Lovelock a 89 ans; il a beau être un écologiste émérite, mais son commentaire devrait être pris avec un grain sel. D'abord il a commencé sa carrière d'écologiste en 1965 au sein d'une compagnie de pétrole au moment où la conscience collective n'était pas éveillé sur ce sujet; la tendance était plutôt au gaspillage le plus éhonté, tendance qui perdure et s'amplifie. Le fait que le mode de vie de James Lovelock ne change pas n'est pas une raison pour discréditer tout espoir d'amélioration. En effet, tout être humain tente de vivre le plus agréablement possible le temps qu'il passe sur cette planète, mais cela ne devrait en aucun cas invalider sa responsabilité envers les générations futures. Si les éco-pessimistes veulent être cohérent avec leur idéal suicidaire, qu'il n'hésitent pas à s'exécuter, les autres qui veulent survivre plus longtemps leur seront reconnaissant d'avoir débarrassé le plancher le plus vite possible.