Vos réactions

La démocratie et les régimes politiques ne changent pas notre nature

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Michaël Lessard
Envoyé Le samedi 12 avril 2008 12:00



Ma perspective de l'histoire humaine est que les divers changements de régimes politiques, des totalitaires aux démocratiques, ne changent par les défis humains... Les êtres humains sont biaisés par leurs intérêts personnels et leurs pulsions. Oui, nous sommes aussi capable de réflexion et la solidarité et l'empathie font aussi parties de notre nature, mais nous sommes perpétuellement en conflits entre nos intérêts.

La démocratie, ce n'est pas une panacée ou un remède à nos problèmes humains. La démocratie est un moyen, elle ne dicte pas comme par magie nos principes et nos valeurs.

En bref, la révolution verte, ou toute révolution, se passe dans les changements de mentalités.

Je comprends que, vu l'urgence écologique, certain-es rêvent que les gouvernements imposent des mesures; ce qui commence à se faire d'ailleurs. MAIS il y a des nuances qu'il faut nommer...

- je ne vois rien dans l'histoire humaine qui indique que les dictatures et régimes autoritaires sont plus écologiques, empathiques, humains...

- les changements climatiques trop rapides vont déstabiliser l'écologie mondiale, causant des crises humaines graves durant ce 21e siècle, mais ne vont pas détruire l'Humanité ni la Terre.

Nous avons probablement déjà atteint un point de non retour pour éviter certaines crises écologiques dans les 30 à 50 prochaines années, mais il n'est pas trop tard pour réduire les conséquences (pour sauver plusieurs espèces et vies humaines). Au pire, nos actions maintenant vont contribuer à rendre viable l'écologie mondiale du prochain siècle.

M'enfin, il faut avoir une très courte vue -et manquer d'empathie pour les victimes des dictatures- pour suggérer que des régimes autoritaires anti-démocratiques seraient une solution à l'urgence écologique.

Le problème n'est pas notre structure politique, le problème c'est nous.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com