Vos réactions
Les aboyeurs traditionnels
Parfois, certains commentaires me laissent perplexe.
Pas exactement dans le même sens que la perplexité qu'on peut ressentir devant la complexité de la politique internationale, mais plutôt devant les réactions "humaines".
Je suis perplexe devant une réflexion comme celle de M. Beaudet:
«Comme les articles de Madame Bombardier ne traitent plus de religion mais de questions lointaines comme la Chine, les aboiements de nos tristes anti-catholiques au Québec se font plus rares n'avez-vous pas remarqué ?»
Moi qui aboie gaiement contre toutes les religions, je me suis senti interpellé.
J'ai presque envie de faire ce que je reproche régulièrement à Mme Bombardier, c'est-à-dire, de psychanalyser un peu, mon peuple québécois.
Ma psychanalyse permettra peut-être à M. Beaudet de se sentir moins désemparé face à la chronique de Mme Bombardier d'aujourd'hui qui a délaissé cette importante facette de ces commentaires habituels.
En effet, (prenez le ton de Pinard qui imite Mme B), les Québécois sont incapables de débattre et de confronter leurs idées. Notre "élevage" judéo-chrétien (là je m'aventure, mais bon!) nous a imprégnés profondément dans notre imaginaire collectif, que le débat était synonyme de chicane.
Donc, il faut éviter à tout prix le débat, c'est-à-dire, la chicane, car la chicane, c'est bien connu, ça fait de la peine au petit Jésus!
On en est venu à croire, comme M. Beaudet semble le démontrer, que le débat (parfois musclé) des idées correspond à la confrontation entre deux adversaires s'haïssant à mort.
En résumé, on pourrait dire: "Ah! La maudite! Qu'elle dise quoi que ce soit, je l'haïs!"
Mais non, M. Beaudet. Personnellement, je n'haïs pas du tout Mme Bombardier. Bon c'est vrai qu'on ne peut avoir des atomes crochus avec tout le monde, mais je suis sûr que je pourrais prendre un bon repas en sa compagnie, passer une très belle soirée et... bien digérer sans aucun problème!
M. Beaudet dit:
«Pour aboyer il n'est pas besoin d'avoir de culture profonde, pas besoin de réfléchir»
Je suis bien d'accord avec lui et si je voulais être méchant et j'ai une de ces envies de l'être, je dirais qu'il nous le démontre bien.
Pour en revenir à l'essence de son propos, je terminerais en disant qu'en tant qu'aboyeur traditionnel, j'ai bien apprécié le carnet de voyage de Mme Bombardier aujourd'hui et je lui redis merci.
J'espère que ces quelques mots auront su vous faire le plus grand bien M. Beaudet.
Serge Charbonneau
Québec
